ERIC POINDRON : L’INSAISISSABLE

Par Maïa Brami

Marché de la Poésie, dimanche après-midi. Il y a foule dans les allées. On reconnaît certains poètes de loin — cheveux nuage, moustache effilochée, chemise bouffante, pipe ou stylo au bec. Et puis, il y a Eric Poindron — à qui j’ai donné rendez-vous sur le stand du Castor Astral pour me parler de sa nouvelle collection « Curiosa & Caetera » — mais il est introuvable. On me fait des signes. Il serait parti par ici, par là. « Ah ! Eric ! » me dit-on avec un petit sourire entendu, « il faut réussir à l’attraper ! ». Qu’à cela ne tienne ! Je me mets à sa recherche. Un tour complet du marché plus tard, je retourne bredouille à mon point de départ. L’homme est réapparu. Fort sympathique, il s’excuse en tutoyant d’emblée. J’essaie de le canaliser vers la buvette, où nous finissons par nous attabler devant une eau plate et un Coca Zéro. J’actionne le magnétophone dans le brouhaha général. Pendant l’entretien, nous sommes coupés par des amis, sa famille qui viennent le saluer. Il appelle les serveurs par leur prénom et n’hésite pas à offrir son briquet en faisant un mot d’esprit. Devant nous, des badauds assoiffés tirent la langue sous la fontaine Wallace et le voilà parti à me conter l’histoire des célèbres fontaines vertes, fondues dans sa région, en Champagne. Je tente de suivre le fil. Eric Poindron a un débit incroyable, à la mesure de sa passion : bibliophile, éditeur, « détective littéraire », il déniche des œuvres rares ou oubliées, flirte avec l’occulte, s’amuse à brouiller les frontières du vrai et du faux, héberge des animaux empaillés — qui font le bonheur de ses enfants — au grand damne de sa femme, et n’aime rien tant que de se perdre en cherchant l’entrée de la bibliothèque labyrinthique qui, dit-on, se trouve sous la cathédrale de Reims. Portrait.

Votre premier souvenir littéraire…

Eric Poindron : Je m’en souviens très bien. C’était Grizzly de James Oliver Curwood, une histoire de trappeurs ou de chasseur qui décide de laisser la vie à un animal gigantesque.  Un Bibliothèque verte. Je devais être en CM1 ou CM2. Ce n’était pas mon premier livre mais il m’a marqué et suivi. D’ailleurs, je n’ai pas le souvenir d’un quelconque apprentissage de la lecture. J’ai toujours eu l’impression de savoir lire. Depuis, j’ai souvent acheté ce roman pour l’offrir. Avec le recul, je m’étonne encore d’avoir pu lire un si gros volume en entier. C’est grâce à ce livre que j’ai découvert par la suite London, Fenimore Cooper et la littérature américaine du Grand Nord.

On est face à une révélation de taille dans votre nouveau roman De l’égarement à travers les livres, Babel serait en fait… au cœur de la Champagne ? Ça tombe bien, vous y habitez…

Dans le livre, il y a différentes versions. On évoque Borgès ou le polygraphe Charles Nodier, et d’autres auteurs qui sont de grands mystificateurs. Mais, en effet, il n’est pas impossible que sous, ou proche de la cathédrale, se trouve une espèce de bibliothèque labyrinthique. Quand je suis à Reims, pendant la nuit, je suis le premier à me balader et me perdre afin d’en chercher l’entrée !

D’ailleurs, beaucoup des écrivains évoqués dans votre livre ont traversé la Champagne…

C’est vrai pour Voltaire, Chamisso et son « ombre » ou le fantasque Pétrus Borel. Il y a aussi le grand écrivain fantastique Maurice Renard, né près de Reims, qui sera dans le tome second.  On pourrait aussi citer Jacques Cazotte et son étrange et macabre prophétie…  Reims est une ville étrange, c’est la ville où l’on baptisait les rois, et puis c’est une ville de guerre, de conflits entre Est et Ouest : les premières batailles entre Attila et les Romains, Napoléon qui combat les Cosaques en 1814. C’est aussi dans les tranchées, en 1914, que Cendrars perd son bras, qu’on retrouve accroché en haut d’un arbre… Toutefois, si une partie de l’action se passe en Champagne, le lecteur peut aussi se promener en Angleterre sur les traces de Lewis Carroll ou plus loin encore, à la recherche de Lovecraft et de son double qui semble un personnage bien malfaisant. Et la liste des personnages et des écrivains singuliers n’est pas exhaustive… D’où aussi le parti pris de la bibliographie à la fin de l’ouvrage. La lira qui veut pour continuer le voyage…

Dans votre collection « Curiosa & Caetera » aux éditions du Castor Astral, vous ouvrez une porte à une littérature de l’étrange. Comment avez-vous découvert ces écrivains ?

C’est eux qui sont venus à moi ! À chaque fois qu’il y a un sujet tordu, bizarre, une histoire de fantôme, il faut que ça me parvienne aux oreilles ! Et j’ai aussi de bons informateurs…

J’imagine, qu’à force, les gens viennent se confier à vous… les fantômes aussi…

Bien sûr ! Je vis avec les fantômes depuis toujours une histoire passionnelle. D’ailleurs, avec ma fille, à chaque fois que nous quittons la maison, elle me demande toujours de laisser une lumière allumée afin que les fantômes n’aient pas peur. Dans mon prochain livre, le narrateur s’enferme volontairement dans une maison prétendument hantée, qui se trouve dans une forêt effrayante et mystérieuse.

Sera-t-il déçu ?

Nous verrons  et… vous verrez ! C’est un endroit secret où se trouvait un grand presbytère, détruit à la Révolution. On raconte que Jeanne d’Arc aurait dormi sous un des arbres et à cet endroit, des arbres tordus… Vous voyez, pourquoi inventer ? Je n’ai qu’à me servir ! La vie est plus incroyable que la fiction, il suffit de la mettre en lumière.

Apparemment, vous avez chez vous un Cabinet de curiosités ouvert au public…

J’en avais deux. Un à Reims, que j’ai fermé. J’avais un chat ailé, des bébés vampires et des dents de dragons, des masques, une autruche à deux têtes et de nombreux artefacts magiques.

D’où proviennent ces objets ?

Trouvés, échangés, prêtés… Les gens m’apportent beaucoup de cadeaux. C’était une espèce de bric-à-brac incroyable organisé comme l’appartement d’André Breton. On y trouvait des sarbacanes empoisonnées pour tuer tous types d’animaux, des crânes, des libellules. Il y avait toujours des étudiants, des lecteurs, qui passaient à l’improviste… C’était une espèce de « club », mais à la mode fantastique. Déjà petit, j’avais des cailloux dans les poches…

Des cailloux magiques ?

Les hommes préhistoriques pensaient que les cailloux percés étaient magiques et nous sommes quelques-uns à le croire encore. Les collections chamaniques viennent de là. Un caillou est aussi beau qu’une pierre précieuse, non ?  Donc je les garde, je les mets dans mes poches, je les donne, je les échange contre un sourire. Quand j’en trouve un, je note où je l’ai trouvé, qui me l’a donné… Tout fait histoire.  Après la fermeture du Cabinet à Reims, j’en ai reconstitué un autre chez moi dans l’un des bureaux où j’écris. Du sol au plafond, il y a toute sorte d’animaux, des araignées géantes, des pierres, des clous de cercueil de Transylvanie,  le pays de « non-morts »…

Y trouve-t-on les farfadets empaillés et l’écureuil de votre livre ?

L’écureuil, oui, il me surveille quand j’écris, juché sur un chevreuil. Il porte des colliers, des chapelets et même une montre à gousset. C’est un écureuil très élégant ! Je tiens aussi beaucoup à un fer à cheval tordu, tout martelé, transformé en couteau pour tuer les vampires. C’est un descendant de maréchal-ferrant roumain qui me l’a offert. Il le tenait de son arrière-grand-père.

Est-ce que votre collection « Curiosa & Caetera » est une sorte de Cabinet littéraire ? Le Paradisier, « roman flottant » de Frédéric Clément est un véritable livre à tiroirs…

Frédéric Clément est un personnage rare qui a de nombreux talents et qui semble sorti d’un livre de Frédéric Clément. Il est poète, artiste raffiné, écrivain, dessinateur, collecteur et modeste. Ses livres sont pour moi des « livres musées ». J’aime bien cette idée qu’on tienne entre les mains davantage qu’un texte. Le Paradisier est en effet à la fois un livre, une collection d’instants rares et un voyage.

Pour continuer à se perdre dans le labyrinthe ?

Dans les labyrinthes… Ça aurait pu être le nom de la collection. À l’origine, en bibliophilie, ce qu’on appelle un « curiosa », ce sont tous les livres érotiques ou licencieux qu’on enfermait loin des regards. Je compte bien en publier, mais j’ai débuté la collection avec le « & caetera » ! On a d’ailleurs un très beau livre qui sort à la rentrée, Valpéri ou les mémoires d’un gentilhomme du siècle dernier, pas érotique, mais qui sent le soufre : un texte inédit du XIXe siècle, jamais réédité, écrit par un grand ami de Barbey D’Aurevilly et de Baudelaire. C’est un texte très gothique, entre les Liaisons Dangereuses de Laclos, Sade ou Le Moine de Lewis, une rareté et un chef-d’œuvre méconnu. Il s’agit de l’histoire d’un gentilhomme enclin au mal avec un certain raffinement, un séducteur capable de tuer de sang-froid, une figure d’anti-héros qui en devient fascinant. L’auteur, Paul de Molesnes, est mort très jeune d’une chute de cheval. Dommage pour la littérature. Baudelaire avait dit de lui : « La classe des raffinés et des dandys » Je crois que ça suffit comme mot d’ordre.

Comment avez-vous découvert ce texte ?

Comme pour tous les textes, c’est un jeu d’enquête littéraire. Celui-là m’a été proposé par Norbert Gaulard, un érudit bienveillant qui participe à la très belle revue fantastique, qui est aussi désormais une maison d’édition, Le Visage Vert. Il faut toujours chercher ! Je déteste les parents qui disent : « Ne touche pas aux livres ! ». Au contraire, la curiosité est une vertu. Dans la même veine, nous avons autre livre prévu pour les fêtes de fin d’année, Paris Macabre, Histoires fantastiques et merveilleuses — de Rodolphe Trouilleux, où les dessous de la ville Lumière.  On y croisera des taxidermistes qui ont empaillé des êtres humains, des sorcières, et toute une cohorte de personnages singuliers. On y retrouve le personnage de Berbiguier, l’ami des écureuils.

Dans votre livre, vous citez Au château de l’étrange de Claude Seignolle, que vous avez publié dans votre collection. C’est amusant ce côté poupées russes…

Dans cette collection, il n’y a que des écrivains que j’aime. J’adore aimer les gens et plus encore, j’adore avoir une vraie connivence dans le travail. Evoquer dans un de mes livres un livre ami, c’est une sorte de relais important à mes yeux.

De l’égarement à travers les livres parle d’une société secrète de détectives littéraires qui cherchent ce qui se cache derrière les textes et leurs auteurs…

Vous savez bien que, d’après la rumeur, on ne nous dit pas tout, donc, on n’écrit pas tout non plus ! J’aimais bien cette idée du grand complot pour construire mon histoire…

Vous écrivez « pour démêler le vrai du faux, faire la lumière sur les coulisses de la littérature mystérieuse et souterraine ». N’est-ce pas avant tout une démarche poétique et absurde, parce l’enquête conduit à une autre fiction, le mystère entraîne le mystère…

Dans les grandes lignes, c’est ce que disait Blaise Pascal : plus tu cherches, et moins tu sais. Pour prendre la métaphore de la bibliothèque de mon enfance : vers quinze ans, j’ai réussi à me constituer une petite bibliothèque dans ma table de nuit, vingt-cinq livres environ. Je me disais : « ça y est, j’ai tout lu, je connais tout, je sais tout », mais dès que j’ouvrais une page, l’auteur en citait un autre, ou une note de bas de page me renvoyait à une étude…

Comment vous êtes devenu détective littéraire !

Vous utilisiez le mot « poétique et absurde », les deux sont bien choisis. Le premier — la poétique — c’est la construction du monde, croire qu’on va savoir, c’est de la métaphysique pure. Quant à « absurde », c’est encore plus juste… Je pourrais considérer que je suis fou d’écrire ça, que je suis fou de considérer que des auteurs comme ça existent, puisqu’il n’y a aucune preuve… Alors je cherche des preuves. Vous savez, c’est comme le bleu de méthylène : on a une petite tache sur le bras, on veut l’effacer et elle s’étale, se propage. C’est un virus, la curiosité peut être aussi un vrai virus !

Parfois, l’enquête mène à une explication un peu terre-à-terre, comme avec les migraines de Lewis Caroll…

Que voulez-vous, c’était un humain… organique ! Il existe des certitudes sur ses migraines et désormais sur son étrange maladie : ce qui était petit, il le voyait grand et vice-versa, au lieu d’en faire un handicap, il en a peut-être conclu qu’il s’agissait de la juste représentation du monde. Je me contente d’accrocher mes wagons romanesques à la locomotive Carroll et, hop, en route pour de l’autre côté du miroir… sans tain !

Mais est-ce la clé de son génie ?

Non, bien sûr, c’était un artiste, un artisan, un inventeur littéraire inspiré. D’ailleurs, c’était aussi un joueur d’échecs, un amuseur. Enfant, il inventait des revues qu’il illustrait, des devinettes, des problèmes de logique… Mais qui sait ? Ce handicap a peut-être été une chance pour lui.

Finalement, votre passion vous conduit-elle — sous prétexte d’enquêter — à vous perdre dans le labyrinthe ? Dans le livre, vous comparez le labyrinthe à une bibliothèque et plus loin, à la vie… Alors se perdre pour mieux se trouver ou trouver pour mieux se perdre ?

Se perdre pour mieux se perdre ! Sinon, je n’irais pas dans mon prochain opus, envoyer le narrateur — et moi par la même occasion — dans une forêt avec des fantômes, pendant 666 heures, dans une sorte de presbytère, où les morts rodent. Imaginez que je n’ai fait remettre l’électricité que dans deux pièces. Ça promet d’être angoissant pendant la nuit, quand il y aura des grincements au-dessus de ma tête ! Le crayon va jouer un peu le sismographe de mes peurs. C’est vraiment une expérience extrême. Je serai quasi coupé du monde. Seul mon médecin de famille connaîtra l’emplacement de la maison et viendra me rendre visite tous les deux jours.

Vous avez déjà choisi la saison ?

L’automne, le bel automne. J’ai décidé de le faire juste après les vendanges, quand les arbres commencent à roussir. C’est magnifique et si les nuits sont très froides, les journées sont encore douces.

Petit, vous aviez peur des monstres cachés sous votre lit ?

Oui, j’avais peur, et j’en ai conservé le goût. J’aime être en situation inconfortable avec la peur.

Avant l’aventure du Castor Astral, vous aviez déjà été éditeur…

Durant quinze ans, pour une maison d’édition – que j’avais créée – qui s’appelait « Du coq à l’âne », dans laquelle j’ai publié, avec ma compagne, une soixantaine de livres — de gastronomie, un dictionnaire sur La Fontaine, des choses sur le folklore ethnographique de la peur, des promenades dans la ville en autobus. Des Beaux Livres rares, avec de l’estampage, des objets collés à l’intérieur. On a arrêté il y a deux ans, car on travaillait jour et nuit, sans voir nos enfants, et puis le marché du livre est devenu compliqué. Je ne regrette pas, ce fut une belle aventure. On était dans un très bel endroit avec des vitraux classés, 3 m 50 sous plafond, des bibliothèques début de siècle ouvragées avec des tiroirs en chêne partout. L’endroit était inspirant. J’adore être éditeur. J’aime bien l’idée de l’équipe. Être happé par un nouveau projet qui m’empêche de dormir, publier le premier ouvrage de quelqu’un…

Comment est reçue votre collection depuis son lancement ?

Les premiers livres ont paru en décembre dernier, mais le vrai lancement a eu lieu en mars au Salon du livre de Paris. Il y a un véritable engouement des libraires et des amateurs de beaux livres. J’aimerais arriver à publier entre 8, et 12 livres par an, dont certains collectifs – le premier est prévu pour le Salon du livre de Paris 2012 – et peut-être aussi une revue.

Que vous inspire cet extrait d’Enfance Berlinoise de Walter Benjamin ? « Des années passèrent. Ma confiance dans la magie était déjà ébranlée : il me fallait pour la recouvrer des incitations plus fortes. Je commençais à les rechercher dans l’étrange, le terrifiant, l’enchanté et cette fois encore c’était devant une armoire que j’essayais de les goûter. (…) J’allais sans perdre une seconde vers la bibliothèque. C’était un meuble étrange : on ne pouvait deviner qu’à l’intérieur il abritait des livres. (…) J’ouvrais les battants, je tâtais le volume que je devais chercher non dans la rangée de devant mais dans l’obscurité qui se trouvait derrière, je feuilletais fébrilement le livre pour retrouver la page où j’en étais resté et, sans bouger d’un pouce, je commençais, en parcourant les pages devant la porte ouverte de l’armoire, à mettre à profit le temps avant le retour de mes parents. Je ne comprenais rien à ce que je lisais. Pourtant les terreurs que faisait naître chaque voix spectrale, chaque coup de minuit et chaque malédiction se multipliaient et s’accomplissaient grâce aux angoisses de l’oreille qui guettait à chaque instant le bruit de la clé de l’appartement et le choc sourd de la canne de mon père qui tombait, dehors, dans le porte-parapluies. »

C’est presque le sujet de mon livre. Quand j’étais enfant, je m’enfermais dans l’auditorium de mon père, je baissais la lumière et je laissais les personnages sortir des livres. Aujourd’hui, ce sont les livres qui se mettent à prendre vie dans le grand grenier-bibliothèque. Ils font bon ménage avec les fantômes. Quand j’entends des bruits, je ne m’inquiète pas, je sais que ce sont les uns et les autres qui prennent la parole et se mettent à gesticuler, même en mon absence. Mais, à la différence de Benjamin, que je porte en haute estime, ma confiance en la magie – ni en la curiosité – n’est aucunement ébranlée. Et je crois que c’est grave docteur !

© Maïa Brami pour BSC NEWS

« L’ATELIER DES MOTS ET DES CURIOSITÉS »

Avis aux curieux inspirés et  amateur de littérature et de rencontre rares, chaque semaine, tous les jeudis de 19 à 22 heures, à Paris, dans un atelier d’artiste, Eric Poindron reçoit un écrivain, un éditeur, un journaliste, un critique littéraire. Une heure et demie de conversation avec l’invité suivi d’un atelier d’écriture avec l’invité, entrecoupé  d’une pause dînatoire. Un moment rare et précieux pour les amateurs d’insolite.

Renseignements et programme auprès de Eric Poindron : coqalane@wanadoo.fr

Un commentaire sur “ERIC POINDRON : L’INSAISISSABLE

  1. sylvaine vaucher dit :

    twitté.

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