LA PRINCESSE VAMPIRE

Pour la première fois, des chercheurs apportent la preuve que les histoires de vampires répandues en Europe dans la première moitié du XVIIIe siècle avaient des fondements réels. Enquête sur une possible ancêtre de Dracula.

Dans la petite ville médiévale de Krumau, en Bohême, une équipe constituée d’archéologues, d’historiens et de médecins légistes a mis au jour trois cadavres enterrés selon un axe sud-ouest, et non est-ouest, comme il est d’usage dans l’aire d’influence chrétienne. Les membres des trois squelettes sont alourdis par des pierres, la tête de l’un d’eux est séparée du tronc et repose entre les jambes, une pierre dans la bouche, les mains sont liées par un rosaire. Cette disposition correspond à certaines règles mentionnées dans Magia posthuma, un traité sur les vampires publié peu après 1700.

Pour les scientifiques, c’est le départ d’une passionnante enquête historico-policière, qui les mène jusqu’aux archives du château. Rainer Köppl, spécialiste de l’histoire des médias et des vampires, y découvre l’existence d’une mystérieuse figure féminine, Eleonore von Schwarzenberg. Aurait-elle un rapport avec le personnage de vampire féminin que Bram Stoker avait placé dans le premier chapitre de son Dracula, avant de supprimer ces premières pages au moment de la parution du livre à Londres en 1897 ?

Les restes de la princesse

Les archives de Krumau, en tout cas, font état de faits bien inquiétants, de maladies mystérieuses, de curieuses expériences médicales et d’une mort singulière dans les plus hautes sphères de la noblesse de Bohême.

La princesse vampire, un documentaire de Klaus Steindl et Andreas Sulzer

Le « curieux gardien » vous recommande la lecture de :

Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu

Lorsque que, au XIXe siècle, surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour Laure, l’héroïne solitaire et maladive d’un château de la lointaine Styrie. Rapidement, naît une amitié trouble, faite d’attirance sensuelle et du sentiment qu’il existe entre elles des liens mystérieux. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ».

Mais qui est Carmilla ? Comment se fait-il qu’elle ressemble étrangement à la jeune femme qui hantait jadis les cauchemars de Laure ? Et qu’à mesure que celle-ci dépérit, le teint de Carmilla prenne « un velouté et un éclat particuliers » ? Un classique du fantastique gothique, une métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

Photographie de Andy Julia

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