LE RETOUR DU MAMMOUTH ?

Le mammouth pourrait ressusciter…

Des scientifiques japonais vont tenter de créer un mammouth par clonage et redonner vie à une espèce disparue depuis des milliers d’années, a affirmé lundi un journal nippon.

Ces chercheurs vont travailler sur les tissus d’un cadavre de mammouth retrouvé congelé et conservé dans un laboratoire russe, a expliqué le quotidien Yomiuri Shimbun.

« Les préparatifs son achevés » et l’équipe va bientôt pouvoir débuter les opérations, a assuré au journal Akira Iritani, chef de l’équipe scientifique et professeur à l’Université de Kyoto.

Akira Iritani, 83 ans, n’a rien d’un farfelu. Ce généticien, pionnier des fécondations in vitro dans les années 1970, est connu pour avoir, en 2004, inséré des gènes d’épinards dans des cellules de porc, une expérience restée dans les mémoires comme la première hybridation entre un animal et une plante.

Le chercheur japonais veut s’appuyer sur un précédent spectaculaire : l’obtention de souris vivantes à partir de cellules congelées. En 2008, l’équipe de Teruhiko Wakayama, du Centre de biologie du développement Riken (Kobe) a en effet réussi l’exploit de cloner des cellules prélevées sur des souris mortes et congelées, seize ans auparavant pour les plus anciennes.

Le chercheur japonais veut s’appuyer sur un précédent spectaculaire : l’obtention de souris vivantes à partir de cellules congelées. En 2008, l’équipe de Teruhiko Wakayama, du Centre de biologie du développement Riken (Kobe) a en effet réussi l’exploit de cloner des cellules prélevées sur des souris mortes et congelées, seize ans auparavant pour les plus anciennes.

 Aujourd’hui, enfin, un laboratoire russe a donné son accord pour confier un mammouth laineux retrouvé congelé et maintenu en l’état. Iritani s’est associé à un spécialiste russe des mammouths, à deux biologistes des États-Unis, spécialistes, eux, des éléphants, ainsi qu’à Minoru Miyashita, de l’université de Kinki (Japon).

Le projet consiste à introduire des noyaux de cellules du mammouth, mort depuis des milliers d’années, dans des cellules énucléées provenant d’un éléphant vivant, afin de créer un embryon contenant de l’ADN de mammouth.

Cet embryon sera ensuite placé dans l’utérus d’une femelle éléphant en espérant qu’elle donnera plus tard naissance à un bébé mammouth, a précisé le Yomiuri.

 L’équipe de M. Iritani va s’appuyer sur les travaux d’un autre scientifique japonais, Teruhiko Wakayama, du Centre Riken de Biologie du Développement de Yokohama (région de Tokyo), qui est parvenu à créer des clones de souris mortes et congelées depuis 16 ans.

En utilisant la technique de M. Wakayama, M. Iritani et ses collègues ont mis au point un procédé permettant d’extraire des noyaux de cellules mortes, sans les abîmer.

 « Si nous parvenons à créer l’embryon d’un clone, il nous faudra discuter, avant de l’implanter dans un utérus, de la manière dont nous pourrions nourrir (le futur mammouth) et de la pertinence de le montrer au public», a poursuivi M. Iritani.

Il pense que son expérience, si elle réussit, permettra d’en savoir plus sur ces grands herbivores laineux disparus il y a des millénaires de la surface de la Terre pour des raisons encore discutées.

 « Après l’éventuelle naissance du mammouth, nous examinerons ses conditions de vie et ses gènes afin de comprendre pourquoi l’espèce s’est éteinte, entre autres questions », a détaillé le chercheur.

 L’équipe de M. Iritani, qui travaille avec un spécialiste russe des mammouths et deux experts américains des éléphants, espère toucher au but d’ici à cinq ou six ans.

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