L’ESSENTIEL

Et ces mots de Ödön von Horváth si proches de ceux de Diogène…

« Je n’ai rien, sauf ce que j’ai sur le dos, et la valise avec une vieille machine à écrire portative” »

« Dans toutes mes pièces, je n’ai rien embelli, rien enlaidi. J’ai tenté d’affronter sans égards la bêtise et le mensonge ; cette brutalité représente peut-être l’aspect le plus noble de la tâche d’un homme de lettres qui se plaît à croire parfois qu’il écrit pour que les gens se reconnaissent eux-même. »

« Les îlots fragiles » de Paule Kingleur et Anne Maurange

Lanternes

Vieilles
Pauvres lumières pendues
Immobiles parmi la fumée
Comme des silences perdus
Qu’est-ce que vous faites-là, et qu’est-ce
Je vous prie que vous regardez
Lumières pendues mortes

La tristesse comme vous des sourires tout faits
Et des regards alentour
Comme vous suspendus
Aux seins branlants des danseuses de bazar
Rouges et vertes et bleues
Pauvres que vous êtes
Vieilles,
Mortes.

Hector de Saint-Denys Garneau

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