L’INGÉNIEUX WERTHER

Gael Maerbehan que je ne connais pas m’écrit :

Bonjour,
Je viens de déterrer un petit ouvrage anonyme composé il y a cinq ou six ans : L’Esprit Baroque de l’Ingénieux Werther, que je me permets de soumettre à votre curiosité en vous en glissant, ici-bas, un passage, pour cette raison seulement que l’ingénu Werther tiens lui-même un cabinet de curiosité (burlesque certes) dont il est en quelque sorte l’unique pièce rare.

Bien à vous et merci pour la richesse de votre blog.

Avertissement non numéroté

Nous laisserons ici le soin au lecteur de s’imaginer quels doivent être le timbre et la hauteur de cette voix qu’il ne pourra qu’entendre, à mesure qu’il lit, selon ses propres affinités. Qu’il se méfie tout de même que ce ne soit celle de quelque fanfaron qui s’empare insidieusement de ses méninges. Qu’il se méfie aussi qu’elle ne soit la sienne. On ne sait jamais. Et ne pensons surtout pas à celle, atrocement chevrotante, d’un Malraux atteint de spasmes dignes d’un dieu-mouton à l’agonie du rut… Prévenons que cette dernière phrase n’a été écrite que pour la frime, comme tout ce qui suit peut-être.

Sixième avertissement

Notons enfin que cet ouvrage fera état de beaucoup de prouesses en ce qui concerne la dissimulation du sens qu’il prétend renfermer en le parant de sublimes indélicatesses. En admettant donc que le sens littéral vous procure ici quelques matières joyeuses (dixit), il faudra pourtant ne pas s’y arrêter, comme au chant des sirènes, tel qu’un autre l’a dit, tel que je viens de le dire, et on m’excusera de mêler ici des mots d’un autre siècle à ceux que vous lisez.

Effet d’annonce

Mesdames et messieurs voici donc et enfin,

Composé en l’absence temporaire de l’auteur : Les Méditations menées sur le tard de l’ingénieux Werther. Hourrrrraaaa ! trêve d’enthousiasme… Œuvre écrite à la sueur du front d’un anonyme du XXème siècle sur le mode de l’annonce publicitaire et qui, selon moi, qui est un peu ici comme la voix des autres, fera très certainement date parmi les livres oubliés au fond des caves et des greniers où s’entassent sans pudeur les particules de poussière.

Un commentaire sur “L’INGÉNIEUX WERTHER

  1. Voilà bien une charmante insolence !

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