GROGNEMENTS

Ce texte mystérieux, simplement signé I. K.

Tout est mystère ; et la clé d’un mystère est un autre mystère

Je vous rapporte les faits et vous laisse en juger par vous-même, ma grande amie. Mais venez vous ensevelir dans l’édredon vous aussi. Je me promenais dans les jardins lorsque quelques gémissements lointains semblables à ceux d’une bête sauvage glacèrent le sang. J’étais sur le point de partir lorsqu’un gentilhomme surgit des bosquets et vint baiser mes mains. Dans l’instant suivant une femme qu’il me présenta comme sa cousine dévala l’inquiétant endroit. Tout deux semblaient avoir dû en découdre avec un ours à tout le moins tant leur mise était défaite. Craignant pour nos vies, je voulus éloigner ces deux infortunés quand un colosse, sortant lui aussi du buisson, se réclamant cependant d’une excellente famille, me supplia de les prendre sous ma protection. Votre cœur palpite, ma grande amie, je le sens battre dans votre sein que vous avez fort plaisant au toucher. Le mien manqua de s’arrêter tant l’instant était effroyable. Sans penser plus avant, j’introduisis ces malheureux dans ma maison, leur offris à se désaltérer et les invitai à ma table. Lorsqu’ils furent repus, ils s’installèrent sur les bergères du petit salon. Se produisit alors l’inconcevable. La cousine s’inclina au niveau de l’entrejambe du gentilhomme qui grogna. Alertée, je m’approchai, craignant quelque malaise. Je vis alors qu’elle saisit de ses dents la vilaine bouffissure dont le pauvre était affligé. Supposant qu’il ne pût s’agir que d’un remède inconnu, je proposai d’aider à sa guérison. C’est alors que le colosse approcha et parcourut de ses doigts mes épaules dénudées. Effrayée, je m’enfuis, me réfugiai dans mon cabinet et fermai ma porte au verrou. Le docteur fut alerté et vint à mon chevet. Lui contant ma mésaventure entre deux sanglots, il m’assura que le gentilhomme n’était point contagieux, qu’il était au contraire en fort bonne santé. Mais que vous arrive-t-il, ma grande amie ? Êtes-vous atteinte de spasmes vous aussi ?

3 commentaires sur “GROGNEMENTS

  1. catherine hugue dit :

    je n’ai pas de compte face book
    Si vous voulez me joindre… mon e-mail

    Catherine H

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  2. Maximin Rouquin-Corbeau. dit :

    Catherine Hugue habite à Nîmes et est avocate, très bonne avocate.

    J'aime

  3. Catherine Hugue dit :

    Un individu m’a attribuée sur le web le texte « grognements » que je n’ai pas écrit. Les sujets à connotations érotiques ne sont pas ma tasse de thé. J’ai quelque pudeur de nonne cloîtrée à me répandre sur ces sujets.
    Comment allez-vous monsieur Poindron ? J’ai lu votre livre… De l’égarement… bien écrit, propre, une promenade plaisante, une narration où s’entremêlent habilement l’évocation de figures littéraires et les personnages issus de votre imagination. Cela tient tient davantage d’un exercice de style que d’une fiction à rebondissements. J’ai pris plaisir à vous lire.

    J’ai écris un roman ésotérique inspiré par des faits réels auxquels mon destin fut mêlé d’une étrange manière mais ceci est une autre histoire.
    Catherine H.

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