SPICILÈGE(S) & « REPENTIR » LITTÉRAIRE

Repentir : Terme désignant une modification apportée à une peinture. Le repentir implique un travail beaucoup plus important que celui d’une simple retouche, car il intervient généralement pour des raisons esthétiques ou iconographiques. 

Le « curieux gardien » est bien heureux d’avoir son exemplaire de Le Tour du jour en 80 mondes * de Julio Cortazar.

De la manière la plus simple de détruire une ville

« On attend couché dans l’herbe, qu’un grand nuage de l’espèce cumuls arrive au-dessus de la ville abhorrée. on lance alors la flèche pétrificatrice, le nuage devient de marbre et le reste se passe de commentaires. »

 Julio Cortazar, Le tour du jour en 80 mondes.

 Cortazar observant le lecteur à l’abri devant son ordinateur

Le « curieux gardien » relit le merveilleux Mémoires de l’ombre du trop méconnu Marcel Béalu et se souvient avec émotion de la librairie Le Pont traversé de feu le poète.

Le « curieux gardien »  a conscience de ne pas être tout à fait là ; mais sais aussi qu’il n’est pas ailleurs non plus.

Le « curieux gardien » est la réincarnation de Triboulet et l’assume tout à fait.

Le « curieux gardien » est bien heureux de ne pas vivre en France.

Le « curieux gardien »  est bien heureux de ne pas vivre au XXIe siècle, comme il était bien heureux de ne pas vivre non plus au XXe siècle …

Le « curieux gardien » a des idées à revendre ; qui après tout ne sont pas à vendre

Petite conversation au téléphone entre le père et la fille :


– Alors c’est comment Palerme, demande le papa.

– C’est très chaud, on se croirait au Mexique, répond la fille.

– Bougre d’andouille, tu n’est pas Geoffrey Firmin le consul de Au dessous du volcan, tu n’as jamais mis les pieds au Mexique !

C’est la crise, d’accord, mais je reste convaincu que les marchands de poste de radio continuent à s’enrichir parce que les futurs auditeurs tiennent à être au courant des dernières mauvaises nouvelles.

Quelquefois aussi, l’écrivain lit de très gros livres d’histoire, ou des collections entières de vieilles revues, dont il fera quelque chose. Ou ne fera rien. quelquefois, l’écrir se contente de regarder les livres sans les lire.

Coquille



Une gazette du XVIIIe siècle annonçait : « Le roi Louis XV est depuis huit jours au château de Fontainebleau ; hier, il s’est pendu dans la forêt. » 
Hélas! il ne s’était que perdu.

Henri IV devait passer à Saint-Maixant, en Poitou. Un pendu était au gibet sur le chemin du roi. Avant l’arrivée de ce dernier, on fit mettre une chemise blanche au pendu.

« Les fantômes aiment le yddish et, pour autant que je sache, ils le parlent tous. » Isaac Bashevis Singer.

« Il n’y a que les fantômes pour croire à l’existence des fantômes »  Julio Cortazar

Borges se méfiait du clinquant dans la rhétorique. Souvenons-nous aussi que Borges détestait les « effets » de longueur en littérature ; qui plus est quand il s’agit de fantastique.

« Pardon, madame, vous ne pourriez pas m’indiquer une porte grillée, oui une porte faite de barreaux, de barreaux… de fer… qui donne sur la rue Scribe… et qui conduit au Lac ! Vous savez bien, le Lac ? Oui, le Lac, quoi ! Le lac qui est sous la terre… sous la terre de l’Opéra.

Le « curieux gardien » vous recommande aussi la lecture de :

* Le Tour du jour en 80 mondes, de Julio Cortazar, Gallimard,1969

Cocasse chemin en forme de livre-objet, livre monde, ensemble de textes et d’images insolites mettant en scène un autre regard, la femme de l’écrivain, son chat, l’écrivain et ses doubles, ses amis, morts ou vivants. L’insolite ou Jules Verne, Jacques l’eventreur et la reine Victoria. Et de nombreux autres non-sujets.

Comme Aloysius Bertrand ou Charles Baudelaire, Julio Cortazar repose aujourd’hui au cimetière du Montparnasse.

2 commentaires sur “SPICILÈGE(S) & « REPENTIR » LITTÉRAIRE

  1. catherine H dit :

    Aveugle, Borgès dictait ses textes à sa secrétaire. La cécité l’avait converti au laconisme. Ainsi devint-il conteur à la manière des griots. A cet égard, il se rapproche d’un voyant, dans les deux sens du terme: Jean Cocteau qui écrivait comme il parlait.
    Je passe aussi du coq à l’âne… la corde du pendu…
    Les paysans vouent une passion à cet accessoire comme si les autres moyens de délier son âme étaient faits pour les canards.
    Catherine H

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  2. catherine H dit :

    Je ne vous parlerai plus si vous me montrez des images sexistes.

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