ECHANGE DE BONS PROCÉDÉS – LITTÉRAIRES.

 Borges alias Enrique Vila Matas

« Il me semble que ce n’est pas une imposture », ainsi commence l’admirable dilogue, entre fiction et fonction de la fiction, réunissant Enrique Vila-Matas et Jean-Echenoz. Les livres qui n’existe pas et la mystification sont au cente de cette courte et improbableconversation.

« Dans son récit la Forme de l’épée, Borgès défend l’idée suivante par l’entremise de son personnage , John Vincent Moon : « Ce qu’un seul homme fait, c’est comme si tous les hommes le faisaient. »

Ainsi losque j’ecris à mon tour, je suis John Vincent Moon et j’affirme que pour Borges l’écrivain nommé Borges était un personnage crée par lui. Pour aller plus loin dans le paradoxe, on peut même dire que le personnage Borges, né d’un individu de même nom, n’a jamais existé , n’a existé que dans les livres . Cela aussi Tabucchi l’a dit ; je suis dong également Tabucchi me tendant un bout de papier pourtant la phrase de Borges que je viens de m’approprier : « Je suis les autres, chaque homme est tous les hommes »»

Enrique vila-Matas *

* in De l’imposture en littérature / De la imposture en litteratura (éditions Meet, Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire, collection les bilingues)

A découvrir aussi chez le même éditeur : Le lecteur idéalL’Invention du livreL’Histoire ou la géographie, ou Lectures lointaines.

Vila-Matas alias Jorge Luis Borges

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