VIVE LE MARECHAL NEY !

Il m’arrive souvent d’envoyer des courriers en signant : « Le Grand Jeu c’est nous ! »

Puis je dépose cette photo sous mon envoi :

et dessous j’ajoute : Et le maréchal Ney aussi…

Je ne m’explique toujours pas cette signature qui n’a rien d’un propagande ni d’une dévotion à l’Empire. Pourtant je l’admire le grand homme. Et à la réaction de mes correspondants, je m’aperçois – souvent – que je ne suis pas seul. En effet, les amis du Maréchal Ney semblent faire partie d’un société secrète ou d’un club de gentilhommes bien élevés.

Sculpté par Rude et photographié par Brassaï – excusez du peu – la sculpture du « brave des braves » résume ou, mieux, magnifie ce géant et ce fantôme de L’Histoire. Je l’ai envoyé ce jour à mon amie Cléméntine Portier-Kaltenbach, personnage érudit et fantasque – et auteur du truculent livre Histoires d’os et autres illustres abattis – qui s’empresse de m’envoyer quelques anecdotes sur le prince de la Moskowa…

Magnifique ! J’ai une tendresse particulière pour Ney : Sa bravoure et sa naîveté !…..

Sais-tu que la statue de Rude installée devant la Closerie des LIlas a été déplacée ? En fait, Ney a été fusillé de l’autre côté, là où se trouve aujourd’hui l’entrée du RER Port Royal. Il y a une fantastique histoire de cavalier russe (en fait un hollandais rangé sous la bannière du Tsar) qui est venu caracoler autour de la dépouille de Ney et l’a faite enjamber par son cheval. Le Tsar l’a immédiatement chassé de son armée… Il l’aurait volontiers destitué s’il avait été russe !

Et puis, c’est sur la tombe de Ney au Père lachaise, que Julien Sorel vient se recueillir……

« (…) Et pour Ney et bien… notez encore que l’accusateur public au moment de son procès fut un certain Bellart; ce qui fit dire à la presse « pro Ney » de l’époque :

« L’éloquence est un bel art mais Bellart n’est pas l’éloquence  »

( Bellart était un ennemi juré de Napoléon, conseiller municipal de paris, il avait appelé de ses voeux le retour des Bourbon après la première abdication… avec lui comme procureur, Ney était cuit d’avance !)

Ainsi Clémentine rejoint ladite société… avec Jean-Paul Machetel – l’écrivain remarquable et l’ami de talleyrand -, Benoît Virot, l’animateur frénétique des édition Atilla– et de la revue qui met du sang dans son vin -, et la liste n’est pas close.

Plus tard, Le cortège s’arrêtera avenue de l’Observatoire. Le maréchal refusera qu’on lui bande les yeux et, digne, s’adressera ainsi aux soldats : « Camarades, tirez sur moi et visez juste ! » Le maréchal est mort mais rien n’est moins sûr. On parlera beaucoup – et longtemps – à son sujet…

Il reste la légende de cet homme – Peter Stuart Ney qui enseignait le français, l’allemand, l’hébreu et les mathématiques – se réclamant de son identité et mort à Brownsville en Caroline du Nord en 1846. Certains affirment avoir reconnu le Maréchal… Fable, Mystification, ou serait-ce le romanesque qui veut se faire plus gros que le réel… Ceci est une autre histoire et nous y reviendrons. en attendant, que Vive le Maréchal Ney !

Le  « curieux gardien » vous reommande la lecture de :

Maréchal Ney, fusillé ou évadé ?, de Michel Dansel (éditions E-Dite)

 Pour les historiens, et notamment pour les spécialistes de l’Empire, le maréchal Ney, victime d’une injuste sentence, a été condamné à mort par la Chambre des Pairs et exécuté le 7 décembre 1815. Les témoignages les plus convaincants et les plus détaillés abondent sur Ney face au peloton d’exécution, sur ses derniers mots, et même sur la manière dont il s’écroula après la salve. Mais il existe une autre version de l’Histoire ! L’exécution du Brave des braves n’aurait été qu’un simulacre. La franc-maçonnerie l’évada. Ney, réfugié aux États-Unis, s’établit en Caroline du Sud où il devint instituteur. Les preuves les plus flagrantes accréditent cette thèse. Outre-Atlantique, il existe un mémorial Ney et nombre d’archives sont rassemblées dans un département de l’université de Davidson. Par ailleurs, contrairement à la version officielle, le maréchal Ney ne reposerait pas au cimetière du Père-Lachaise. En effet, dans le petit cimetière de Third Creek, en Caroline du Nord, il est possible de lire sur une tombe cette épitaphe :  » À la mémoire de Pitt Stuart Ney, né en France, soldat de la Révolution française sous Napoléon Bonaparte, qui quitta cette vie le 15 novembre 1846, à l’âge de 77 ans.  » Pour la petite histoire, il convient de préciser que le maréchal Ney avait pris le nom de Peter Stuart Ney ; et de plus, comme il était né en 1769, il avait effectivement 77 ans en 1846.

Un commentaire sur “VIVE LE MARECHAL NEY !

  1. Michel Wallon dit :

    Ainsi donc, né Ney, il est mort Ney

    J'aime

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