LE BIBLIOPHILE

Le Bibliophile

Ce n’était pas quelque tableau de l’école flamande, un

David-Téniers, un Breughel d’Enfer, enfumé à n’y pas

voir le diable.

C’était un manuscrit rongé des rats par les bords, d’une

écriture toute enchevêtrée, et d’une encre bleue et rouge.

– « Je soupçonne l’auteur, dit le Bibliophile, d’avoir

écu vers la fin du règne de Louis douze, ce roi de pater-

nelle et plantureuse mémoire.  »

« Oui, continua-t-il d’un air grave et méditatif, oui,

il aura été clerc dans la maison des sires de Chateau-

vieux. »

Ici, il feuilleta un énorme in-folio ayant pour titre le

Nobiliaire de France, dans lequel il ne trouva mentionnés

que les sires de Chateauneuf.

– « N’importe ! dit-il un peu confus, Chateauneuf et

Chateauvieux ne sont qu’un même château. Aussi bien il

est temps de débaptiser le Pont-Neuf.

bouquiniste_2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s