CHANTER AVEC LES CIGALES

Rouvé ce texte de Marco Beasley, tu sais, le ténor qui chante avec les fées…
Je t’envoie ces quelques lignes ou pensées plutôt belles, en espérant qu’elles te plairont aussi :
Ferme les yeux, on entend la musique des cigales…

Pensieri Sparsi

Nelle sacrestia della chiesa che ospitava la registrazione di questo disco, vi era una piccola cucina, molto ben attrezzata, e una grande vetrata che dava sugli alberi circostanti. Luci, quiete, silenzio. Ci trovamo lì ad intervalli irregolari fra un’incisione e l’altra : un bicchiere di vino, pane, della buona frutta, caffè…Era un momento di grande tranquillità, poche parole, molti sguardi. Finestre aperte, il fumo di una sigaretta che si perdeva nell’aria fresca di quei pomeriggi d’estate. Dopo la musica, quei pochi istanti ci permettevano di recuperare le energie tra un brano e l’altro , ci si scambiavano sensazioni , commenti, sorrisi. si parlavano lingue diverse, non tutti ci si conosceva ma come alle volte misteriosamente succede, c’era tra noi una stima reciproca e leggera che ci permetteva di suonare e cantare come se l’avessimo sempre fatto insieme. Ed è vero che la musica unisce, varca i confini del nostro sentire; dalla Finlandia a Napoli, dal Giappone all’austria passando per l’Olanda, la Francia ed il Belgio, di qua e di là dal Po alla ricerca di chissà quale Merlo, un augellin che vola altro, un Cupido mai sazio di tender l’arco per colpire Amarillide e i nostri cuori…O forse, come in una favola, era una cicaletta quella che cercavamo, aggrappata ad un albero del giardino dietro la cucina: Come t’inganni se pensi che gli anni non debban finire ! ci cantava, istigandoci a vivere ogni momento di questa esistenza…

Quelques pensées

Dans la sacristie de l’église qui abritait l’enregistrement de ce disque, il y avait une petite cuisine, très bien équipée, avec une grande baie vitrée donnant sur les arbres alentours. Lumière, calme, silence. Nous nous retrouvions là à intervalles réguliers, entre un enregistrement et l’autre: un verre de vin, du pain, des bons fruits, du café… C’était un moment de grande tranquillité, quelques mots, beaucoup de regards. Les fenêtres ouvertes, la fumée d’une cigarette qui se perd dans l’air frais de ces après-midi d’été. Après la musique, ces quelques minutes nous permettaient de récupérer les énergies entre un morceau et l’autre, on échangeait nos sensations, des commentaires, des sourires aussi. Nous parlions des langues différentes, nous ne nous connaissions pas tous entre nous mais, comme il arrive mystérieusement parfois, une estime réciproque et subtile nous permettait de jouer et de chanter ensemble comme si nous l’avions toujours fait. Il est vrai que la musique unit, franchissant les limites de nos sentiments. De la Finlande à Naples, du Japon à l’Autriche en passant par la Hollande, la France et la Belgique d’un côté et de l’autre du Pô à la recherche de je ne sais quel merle, un oiselet qui vole là haut, un Cupidon jamais rassasié de tendre son arc pour atteindre Amaryllis et nos coeurs… Ou peut être, comme dans une fable, nous cherchions une petite cigale accrochée à un arbre du jardin, derrière la cuisine. Tu te trompes en pensant que les années ne vont jamais finir !  C’est ce qu’elle nous chantait, en nous poussant à vivre à fond chaque instant de cette existence.

Marco Beasley, Genova 2001

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