INSOUMISE & SUBLIME

Moi seule, comme une maudite,
Moi la reine des fées,
Moi seule ne trouve jamais
L’âme sœur que je cherche.

En vain de mon trône de lys
Maintes fois suis-je descendue ;
Jamais longtemps je n’ai trouvé plaisir
Auprès d’un fils de la terre

Souvent dans les somptueuses nuits d’été,
Sous le voluptueux clair de lune
J’ai pensé : « voici ce qu’il me faut ! »
Et je me réjouissais déjà.

Mais toujours, au petit matin
Chaude et serrée contre mon cœur,
Je découvrais avec horreur
Dans mes bras la tête d’Anne

Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, dite « Sissi »

On peut ainsi être impératrice d’Autriche et une inclassable et fascinante poétesse, fasciné par la mort, aimant « Le Songe d’une nuit d’été » et les bouffons de Shakespeare. Cette femme méconnue lisait Schopenhauer, visitait les aliénées, nomma son cheval « nihiliste », et immortalisa – comme on peut le lire – son époux sous les traits d’un âne. Avant d’ajouter : « J’incline à tenir pour raisonnable tous ceux que l’on nommes fous. »

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