LA LICORNE ET LE BÉZOARD

CURIEUX, adj. et subst. (…), se dit en bonne part de celui qui a le désir d’apprendre, de voir les bonnes choses, les merveilles de l’art et de la nature. (…), se dit aussi de celui qui a ramassé les choses les plus rares, les plus belles et les plus extraordinaires qu’il a pu trouver tant dans les arts que dans la nature. »

Antoine Furetière, Dictionnaire Universel, 1690

C’est à une découverte de leur histoire qu’invite cette exposition. Chaque salle reconstitue ou donne à voir un type de cabinet. À l’évocation du studiolo d’Urbino, avec son exceptionnel décor de marqueterie lié aux différentes formes du savoir, succède une salle octogonale où s’accumulent quantité d’objets, animaux naturalisés et squelettes, monnaies et statuettes, pierres de foudre, coraux… formant une sorte d’« abrégé du monde ». Les figures des principaux amateurs de curiosités sont rassemblées dans la galerie suivante, témoignage d’un réel engouement européen. Dans le cabinet princier, conçu en écho à celui du château d’Ambras en Autriche, les objets les plus précieux côtoient armes de prestige et meubles de cabinet. Un jardin factice sert de cadre à l’évocation de l’apothicaire Contant, installé à Poitiers, et à sa collection ouverte sur l’Atlantique et les objets amérindiens. La maquette du premier cabinet de Chevalier, à Amsterdam, est entourée des descriptions qu’il a lui-même publiées de sa collection de médailles, d’œuvres d’art, de nombreux objets issus du commerce international d’alors. La collection de Ruysch, médecin anatomiste de la fin du XVIIe siècle, révèle sa double fascination pour l’histoire naturelle et pour le corps humain et ses pathologies, au travers de vanités tridimensionnelles.

Un dernier espace questionne la vivacité de la curiosité dans le monde contemporain. Autour d’œuvres du XXe et du XXIe siècle – « boîte verte » de Marcel Duchamp, œuvre de Jean-Michel Othoniel, bustes de Jan Fabre, évocation du château d’Oiron, des objets insolites revisitent la question des « reliques », des images issues de la recherche scientifique illustrent le questionnement permanent sur la connaissance du monde, et nous renvoient à notre fascination pour l’inconnu, l’étrange, le rare, le merveilleux…

L’exposition se poursuit à l’Espace Mendès-France où sont réunis des objets scientifiques du XIXe siècle, liés à l’expérimentation électrique et à l’anatomie. Ils témoignent de l’évolution des collections scientifiques, héritées des cabinets de curiosités, à l’heure des grandes découvertes des sciences modernes.

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