LES RHAPSODIES FOLLES

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« Tandis que je travaillais cette nuit à quelque fou poème, une araignée m’a troublé par son cri semblable au tic-tac d’une fantastique horloge… J’ai eu peur, j’ai cru que c’était un spectre répétant les sons de la clepsydre qui retentit sous les voûtes de l’éternité. Alors mon imagination s’est rappelée qu’il y avait un monde surnaturel d’esprits infernaux et d’esprits divins ; elle les a vus tous horribles, tous abjects à contempler… Les goules grouillaient dans un affreux cloaque avec les scorpions, dans une pénombre éclairée de temps en temps par des lèchements de flamme… Les jaracas sifflaient avec les vespertilios, des pieuvres gigantesques enlaçaient de leurs tentacules les êtres damnés, les stryges, aux membres tors, crevaient les yeux des patients, et l’araignée tintait toujours son horrible tic-tac, semblable à celui de la fantastique horloge qui gémit et compte l’éternité. »

Patrik Bohr, Les Rhapsodies folles

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