RICHARD BRAUTIGAN

INVENTAIRE À LA BRAUTIGAN
OU
RECETTE POUR FAIRE UN BON ÉCRIVAIN MORT

 

« On était très pote, Brautigan et moi, après il s’est suicidé. »

Eric Sarner, poète vivant.

Ingrédients :
Un beau-père cuisinier
De la viande de cheval comme un titre de poème
Des lunettes cerclées de métal afin de voir le monde qui tourne… en dérision, et s’est perfectionné comme se sont perfectionnés les abattoirs de Chicago »
Une moustache « à la Vercingétorix » ou d’indien à moustache car un bon indien est un indien mort
Une machine à écrire Royal KMM Standard
De la salsepareille et des pommes pourries
Un chapeau au cas où vous voudriez mangez votre chapeau ou écrire « chapeau l’artiste »
Pas besoin de truites
Donc, pas besoin de canne ni de moulinet pour la pêche à la truite
Des carottes et les rutabagas en forme de statues en place publique
Des pots de mayonnaise en guise de « serre-livres » pour classer les manuscrits refusés
Du sucre de pastèque
Des graines, et si possible de poésie à planter ici, maintenant et partout
Une maison à Bolinas, Californie


Du whisky, le plus possible

Et de l’alccol  / beaucoup d’alcool / le plus possible

Un Smith & Wesson 44 magnum



Temps de préparation
Une courte vie mais dense et fantasque, ou 49 ans

Préparation
Mélangez le tout, remuez dans tous les sens, ajoutez beaucoup d’alcool, des amis, ajoutez encore de l’alcool – on ne sait jamais -, remuez, servez et resservez-vous jusqu’à toujours soif, et… 

BANG !

« Et bien sûr tout se serait passé autrement si Superman m’avait dit d’aller chercher un hamburger. Au lieu de quoi, je traversai la rue et me dirigeai vers l’armurerie pour m’acheter une boîte de cartouches de 22. Le hamburger avait perdu. Le bruit de la compote instantanée avait gagné. »

Pourquoi les poètes morts restent morts ?

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Richard Brautigan et sa machine à écrire Royal KMM Standard 
vu par Isla Louise

 

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Un monument et une date !
2 tommes, 1000 pages, bilingue, appareil critique…
Sortie le 3 novembre

 

Tout ce que j’ai à déclarer, de Richard Brautigan, Le Castor Astral Éditeur

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Thierry Beauchamp, Frédéric Lasaygues et Nicolas Richard.

Préface de Mathias Malzieu, introduction de Steven Moore, avant-propos de Ianthe Brautigan

Édition bilingue

Sa vie se partageait entre le San Francisco des Diggers, le Japon adulé et son ranch dans le Montana auprès de ses amis Jim Harrison, Tom McGuane, Peter Fonda et Sam Peckinpah. Il aimait Baudelaire, le Grateful Dead et Janis Joplin, Emily Dickinson et William Carlos Williams, les haïkus de Bashô et Issa, les winchesters et le whisky. Ses poèmes, qu’il nommait ses « fleurs de papier avec de l’amour et de la mort », figurent parmi les plus réjouissants et les plus inventifs de la littérature américaine. Inventeur de formes littéraires, il mitonnait l’humour à feu doux, même si la mort le hantait. Il concevait la poésie comme le roman, et vice versa. Ses chefs-d’œuvre imparables ont fait de lui l’auteur culte des sixties et des seventies.
Il demeure surtout comme le plus original des auteurs américains recensés en un demi-siècle de contre-culture.
Son œuvre poétique complète est ici pour la première fois réunie. Et en version bilingue !

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