ET CÆTERA OU PRESQUE

 

Marginalia & Curiosités, ou presque.
Etc cætera, par exemple.

« La lecture démultiplie notre réalité forcément limitée […] etc. »
Jacques Bonnet, Des bibliothèques pleines de fantômes

« Et cetera desunt » est une locution adverbiale nous venant du latin médiévale qui signifie « et les autres choses manquent » ou « et le reste est omis » ; car, ainsi que nous le savons, et comme nous le redoutons, ni le livre, ni la vie, ne sauraient être exhaustifs.

Laissons à Laurence Sterne, dans Le Voyage sentimentale,  le mot de la fin qui, si licencieux soit-il, n’en est pas un.
« Mais la femme de chambre, qui nous avoit entendus, et qui craignoit les hostilités, étoit sortie de son cabinet, et s’étoit glissé doucement dans le passage qui étoit entre le lit de sa maîtresse et le mien ; et en étendant le bras, je saisis la femme de chambre… etc., etc., etc. »*

* Dans notre édition Delarue Libraire-éditeur, relié, in-12, non daté mais fin ou début de siècle.  

 

Photographie de Jerry Uelsmann

ET CÆTERA, OU PRESQUE

 

Marginalia & Curiosités, ou presque.
Etc cætera, par exemple.

« Et cetera desunt » est une locution adverbiale nous venant du latin médiévale qui signifie « et les autres choses manquent » ou « et le reste est omis » ; car, ainsi que nous le savons, et comme nous le redoutons, ni le livre, ni la vie, ne sauraient être exhaustifs.

« La lecture démultiplie notre réalité forcément limitée […] etc. »

Jacques Bonnet, Des bibliothèques pleines de fantômes

Photographie de Jerry Uelsmann

TCHOUANG TSEU & PAPILLON



Les œuvres complètes de Tchouang-Tseu, ou Zhuangzi, – IVe siècle avant J.-C. – , livre sans fond(s) composés de réflexions et de vrac – « Ce sont les professeurs qui ont mis le désordre dans le monde. », de philosophie et de farces, ressemblent à un magma poétique et abyssal où les grenouilles se mettent à converser.
 
« Jadis, une nuit, je fus un papillon, voltigeant, content de son sort. Puis, je m’éveillai, étant Tchouang-tseu. Qui suis-je en réalité ? Un papillon qui rêve qu’il est Tchouang-tseu ou Tchouang qui s’imagine qu’il fut papillon ? »
 
Sans oublier cet humain lucide qui décide de se servir d’un crâne comme oreiller. Alors que le premier demande au second si il n’est pas trop triste d’être mort, le crâne répond au premier : « Mais comment peux-tu être aussi certain que la vie est meilleurE que la mort ? »
 
À vérifier, bien sûr ; mais une chose après l’autre.
 
« Les hommes connaissent tous l’utilité d’être utile, mais aucun ne connaît l’utilité d’être inutile. »


COMME UN BAL DE FANTÔMES

 

 

Christopher Gérard est écrivain ; il est notamment l’auteur de l’admirable Vogelsang, éditions L’Age d’homme, qui conte les agissement d’une vampire mélomane et raffiné, à bruxelles, au XXe siècle.
Il est aussi l’auteur de Aux armes de Bruxelles, une déambulation géographique et littéraire à la belle intention des lecteurs esthètes & gourmets.