MEILLEUR RECUEIL POÉTIQUE DE L’ANNÉE, 2017

MEILLEUR RECUEIL POÉTIQUE DE L’ANNÉE, 2017
LES HONNEURS DE LA CAUSE LITTÉRAIRE

COMME UN BAL DE FANTÔMES d’Eric Poindron,
Le Castor Astral, collection « Curiosa & cætera

« Comme un bal de fantômes est un roman où se glissent des poèmes, ou un recueil de poésie qui ne cesse de flirter avec l’art romanesque, Éric Poindron est un écrivain malicieux, curieux et savoureux. Il a l’art de faire voir ce qu’il imagine et d’imaginer ce qu’il ne va pas tarder à voir. »

« Le secret de la précieuse poésie d’Éric Poindron est là : la simplicité. Le cœur de son art, c’est de conjuguer une immense culture, des allusions complexes, des citations implicites sophistiquées avec la simplicité des vrais poètes.
« Rien qui pèse ou qui pose » disait Verlaine. » »

La Cause Littéraire.

Les Honneurs de la Cause Littéraire 2017
Notre Magazine en ligne a décidé de décerner au mois de novembre prochain, ses « honneurs » de l’année littéraire. Il ne s’agit en aucun cas d’un Prix Littéraire de plus, mais plus simplement des livres, publiés en 2017, qui ont particulièrement séduit nos rédactrices et rédacteurs.
Nous avons publié une première sélection, composée de 16 livres, puis 8, puis 4, puis 2 et enfin 1

Les livres désignés seront l’objet d’un affichage à la une de La Cause Littéraire pendant une semaine, ainsi que d’une campagne d’affichage sur nos réseaux sociaux, FaceBook et Twitter.

Les rédacteurs et rédactrices de La Cause Littéraire viennent de désigner les meilleurs livres de l’année 2017.
Roman français : Glaise, Franck Bouysse (La manufacture de livres)
Roman étranger : Zéro K, Don DeLillo (Actes Sud)
Poésie : Comme un bal de fantômes, Eric Poindron (Castor Astral)
Essai : Rilke ou la reprise de l’enfance, Thierry Bénard (Hermann)

 

COMME UN BAL DE FANTÔMES

 

Par Nicole de Pontcharra

« J’avais lu Comme un bal de fantômes d’Éric Poindron et n’ai pas encore lu Gazoline Tango de Franck Balandier. Samedi je les avais tous deux devant moi, à la librairie Baume de Montélimar, avec Diane de Pontcharra qui les présentait. Frank Balandier a lu, a parlé, de sa vie, des oubliés dans les prisons, ceux qu’il allait voir et auxquels il livrait des mots susceptibles de leur faire du bien, leur rendre un peu de leur dignité, parlé de ce dont personne ne leur avait parlé comme ça, de la poésie qui traîne partout si on la convoque. Je l’ai aussitôt appelé, « Le passe muraille » et compris pourquoi il était si ami d’Éric Poindron, dandy et corsaire, lui aussi passe-muraille.
Eric Poindron, un poète qui oublie les leçons de Boileau, il en a l’exigence mais rejette les règles établies, invente sa forme d’écriture, qui oublie les frontières entre le passé, le présent, l’avenir, et les hiérarchies, chevauche les mots, avale des verres de rouge pris sur le zinc, et ce rouge flamboie entre les noms de ses tendres amis, Mallarmé, Max Jacob, Isidore Ducasse ou Alfred Jarry, des mots qui caressent comme la bonté au milieu des « … animaux qui claironnent… ». Le monde et sa planète vivante et morte de poètes, de penseurs, d’êtres aimés bien vivants, de rêves, même fugitifs, de blessures. L’image d’un arbre se dessine, un livre aux racines multiples irrigant les rameaux du printemps, « un monde à inventer. »
Arthur Rimbaud lui a soufflé à l’oreille très fort que tout ce qui est vie a sa place, et ce n’est pas désordre, mais juste recomposition.
Comme un bal de fantômes se parcourt, se pose, se reprend, se visite de fond en comble. Il est construit solidement sans aucun discours théorique, il est lui-même architecture ouverte sur l’espace, les quatre vents, la mer, toutes les lumières de la ville.
Que veut l’artiste, le poète ? créer sa forme ses formes, n’être l’épigone de personne. Ce livre-là étonne, ouvre une voie, dévoile le secret du passe muraille. » 

Nicole de Pontcharra est une femme de lettres et poète française d’origine russe.

Elle initie des voyages et des rencontres de poètes et d’artistes du monde arabe et d’Europe.

RENCONTRE AVEC FRANCK BALANDIER & ÉRIC POINDRON

 

Vendredi 10 novembre – 19h00

Nouvelle Librairie Baume, 52 rue Pierre Julien, 26 200 Montélimar

Eric Poindron est un passionné, un érudit et un épicurien. Il n’a jamais renoncé à être explorateur, détective ou chasseur de fantômes, ni à alimenter son cabinet de curiosités et se consacre joyeusement à l’écriture et à l’édition. Il sera avec nous à l’occasion de la sortie de ses deux derniers livres fantasques et poétiques Comme un bal de fantôme et L’étrange questionnaire ou le livre qu’il vous faudra en partie écrire.

De son côté, son compère Franck Balandier a été, entre autres, éducateur de prison, formateur dans un centre social, vidéaste, avant d’être l’auteur de L’Homme à la voiture rouge, Ankylose et Le Silence des rails. Son dernier roman Gazoline tango est une chronique douce-amère d’une cité de banlieue fictive où grandit son héros Benjamin entouré d’une galerie de personnages loufoques dépeints avec humour cruauté et tendresse.
2 auteurs aux sonorités convergentes, amis dans la vie et rassemblés sous la bannière du même éditeur « Castor Astral » que nous remercions d’avoir pu rendre cette rencontre possible.

La rencontre se poursuivra par notre traditionnel apéritif.
Nouvelle Librairie Baume, 52 rue Pierre Julien, 26 200 Montélimar

 

COMME UN BAL DE FANTÔMES

 

Cher Eric,

Je voulais te dire que tu es, enfin tes fantômes, et leurs bals, et les pages, donc vous êtes, en ce moment dans ma vie en concurrence avec Homère et Conrad, rien que ça, vois-tu. Ces deux-là prennent de la place, je dois faire un cours sur les deux, et ça commence bientôt, je ne l’avais pas vu venir si tôt cette foutue rentrée des classes, et je lis donc tout ça, avec quelques-uns de tes poèmes en parallèle, comme des respirations et des prolongements, mais je veux les lire bien, et avoir l’esprit libre, alors je laisse durer la conversation, car c’est une conversation que ce livre, que je ne referme pas : poésie-conversation, poésie-histoire littéraire, poésie-histoire du regard, poésie-histoire d’un lecteur, poésie ouverte au flux de la vie et de la pensée, à ces accidents et ses épiphanies, une poésie portes grandes ouvertes qui s’autorise la prose et même la poésie, j’entends Cendrars, je vois Nerval (le homard !), Brautigan se pointe, Perros et Larbaud sont dans un coin, je ne vais pas recopier ton index nominum (ou spectrum), tant d’amis inconciliables à concilier dans une grande gigue qu’est ton esprit de poète.
C’est très beau, très inédit comme façon d’avancer en laissant de la place aux autres, en faisant revivre les fantômes, en associant les histoires incroyables aux émotions simples.
Alors, je ne finis pas la lecture, mais je laisse le livre ouvert, et je le poursuis pour les prochains jours, et pour reprendre des forces.
Merci, cher ami, et à bientôt,

Victor Pouchet

Victor Pouchet, auteur de Pourquoi les oiseaux meurent, éditions Finitude

 

Les convives attendant en patience l’ouverture du bal des Fantômes

« Illustration ready made » de Isla Louise 

d’après Le salon de la princesse Mathilde, Rue de Courcelles, de Charles Giraud