MICHEL ROBIN

 

Je me souviens que, enfant, à Reims et sur le Cours Langlet, le futur comédien Michel Robin se prenait pour Ruy Blas, et que les anges de la cathédrale jouaient à cache cache dans le trou du souffleur, à quelque pas de la rue du Clou dans le fer où Paul Fort accrochait ses premiers poèmes.

Extrait de Je me souviens de Reims, à paraître en automne.

 

Ou quand l’immense comédien Michel Robin rend hommage au cinéma muet.

COMME UN BAL DE FANTÔMES

 

« Voilà un délicieux bouquin propre à accompagner bien des déambulations immobiles. Celles qu’on prend plaisir à faire l’été, à l’ombre d’un platane ou d’un micocoulier.
Eric Poindron nous livre, avec Comme un bal de fantômes, une géniale prodigalité de petits textes poétiques évoquant, tour à tour, des souvenirs (de lectures, de voyages, de rencontres), impressions (sur la nature et ses mille et un émerveillements), sans oublier de pointer quelques auteur d’un panthéon si personnel qu’il touche à l’universel.
On saute d’une enfance au presbytère à Gérard de Nerval et Monsieur Jarry. On se délecte de  » faire la roue » et des mots doux pour les « vélodidactes ».
« Je déteste les tricheurs, la mauvaise foi et les sujets journalistiques qui reviennent chaque année à la même époque ».
Dans le métier de pisse-copie, on cause alors de marroniers.
On peut aussi lire cette exquise esquisse littéraire à l’ombre d’un marronier. Parole. »

Comme un bal de fantômes, Éric Poindron, Le Castor Astral éditeur, collection « Curiosa & cætera »

© Fréderic Mayet pour Le Midi Libre

 

1, 2, 3, SOLEIL

« Combien de temps tout cela durera-t-il ?
J’ai entendu un conférencier, annoncer que le soleil mourrait dans soixante trillions d’années. Un auditeur se leva, défait.
– Combien dites vous ? soixante trillions ?
– Non j’ai dit soixante six.
– Ah ! bon,soupira l’homme, j’avais compris soixante. Et il se rassit soulagé. »

Le précis & précieux Alexandre Vialatte