RHINOCÉROS & PRIVAT-DOCENT

 

Le rhinocéros qui se prenait pour Nikola Tesla.
 
Comme il est étrange
A me fixer ainsi
depuis de long mois
le rhinocéros empaillé.
 
Il est là
sur ma table de travail
a m’observer
sans broncher
quand il ne fixe pas l’horizon
 
Sa vue m’ennuie
puisqu’il me bouche
la vue.
Pourtant je le conserve à mes côtés
afin de comprendre
ce qui se cache dans la tête
du rhinocéros.
 
Je veux penser comme un rhinocéros
 
Car j’écris à présent
la correspondance
entre un privat-docent & un rhinocéros.
 
Du premier je me méfie
Le privat-docent est un drôle d’animal
Je n’ai confiance qu’en le rhinocéros
qui est un humain comme les autres
ni mieux ni moins
Sacré bonhomme quand-même
Ce rhinocéros
 
Et n’oublions jamais que « comme tout bon philosophe qui se respecte, il considérait le monde comme un zoo à part entière, avec des cages, des heures de repas, des reproductions programmées et des docents sérieux ; et il avait la sagesse de savoir qu’il en faisait partie. »*
 
* Peter S. Beagle, Le Rhinocéros qui citait Nietzsche

LA POÉSIE / PASSE A TON VOISIN / LA POESIE

 

AVIS DE GROS TEMPS… DE POÉSIE !

L’ami Michel Fievet est enseignant en primaire. Il partage tous les jours de la poésie avec ses élèves.
« Nous en écrivons à partir de vers de poètes que je leur fais découvrir. »
Chaque semaine, le mercredi et le dimanche, il envoie par courriel une poésie aux « amis » facebook, amis, poète(sse)s et autres, les amateurs, les sensibles, « les enfants et les raffinés » comme l’écrivait Max Jacob.
« Ce sont des poésies découvertes lors de mes lectures. Plutôt contemporaines. » Il serait vraiment très heureux de partager cela avec vous. Pour cela Michel a seulement besoin de votre mail.

Donc, vous écrivez directement à Michel – sur fecebook, par exemple – ou vous m’envoyez votre mel en message et je transmets à Michel l’inspiré.

LA POÉSIE, PASSE – LA – À TON VOISIN. ET TOC !

 

© Photographie de l’ami éditeur & poète Dimitri Vazemsky.

DERNIER JOUR OU PREMIER DE L’AN ; OU L’INVERSE

 

« Le premier de l’an date de la plus haute Antiquité. Si loin qu’on remonte dans l’histoire de la Terre, les années ont toujours fini et recommencé. Si bien que le premier de l’an date de bien avant l’homme. Il en a pris une majesté considérable. Il ne cessera que le jour où la Terre, qui tourne à une vitesse terrible, sera usée par le frottement. Son rayon diminue chaque jour. Chaque jour rapproche donc l’homme du centre de la Terre. Le dernier jour, n’ayant plus de support, il tournera autour de ses pieds. Finalement, il mourra de vertige. »

Alexandre Vialatte, La Montagne, 31 décembre 1967