LE RETOUR DU YETI

N’en déplaise aux esprit chagrins, nous somme nombreux à croire depuis longtemps à l’existence de l’abominable homme des neige, et ce à commencer par mon fils. Les paléoanthropologues et les paléontologues un peu sérieux – Yves Coppens, Jean-Loup Welcomme ou feu le distingué Bernard Heuvelmans, père de la cryptozoologie, cette science des animaux impropables – savent que pour être un scientifique sérieux, il faut savoir douter de nos connaissances. Qu’on l’appelle yéti dans l’Hymalaya, Barmanou au Paksistan ou sasquatch en Amérique du nord, Le grand préhominien aux allures de chaînon manquant fascine. Souvenez-vous de ces dents gigantesques et rares de primate – pithécanthrope, sinantrope ou homme de Java ? -, découvertes par Von Koeningswald dans une officine pharmaceutique chinoise… Aussi voilà une bien réjouissante nouvelles qui donnera de l’imagination à ceux qui n’en manque guère et viendra un peu chatouiller les sceptiques de « tout poils ». Qu’on lise plutôt.

Une délégation internationale de scientifiques a collecté des « preuves irréfutables » de l’existence du yéti dans la région russe de Kemerovo, en Sibérie, a annoncé l’administration régionale sur son site internet.

« Lors d’une expédition dans la grotte Azasskaïa, les participants ont collecté des preuves irréfutables démontrant que « l’homme des neige » vit dans la (contrée de la) Choria montagneuse », explique le communiqué publié dimanche soir, sur la base des découvertes de chercheurs russe, américain, canadien, suédois et estonien.

« Des empreintes de l’homme des neiges, son antre supposée et différents marqueurs avec lesquels le yéti démarque son territoire ont été trouvés. Dans l’une des empreintes découvertes, le scientifique russe Anatoli Fokine a trouvé des poils appartenant potentiellement au yéti », selon la même source.

La région de Kemerovo souligne dès lors que ces trouvailles prouvent « à 95% que l’homme des neige vit « sur son territoire » et qu’elles seront « étudiées dans un laboratoire scientifique ».

A ce titre les chercheurs de l’expédition ont milité pour la création à l’Université d’Etat de Kemerovo d’un centre d’étude du yéti, reprenant une proposition de l’administration régionale formulée en mars mais qui avait été rejetée alors par la faculté.

« Ces études feront en sorte que la société et les médias prendront plus au sérieux ce qui concerne (le yéti). Les données (du centre d’étude) pourront être utiles aux biologistes, aux médecins et à d’autres scientifiques », relève encore le communiqué de l’administration régionale.

Le vice-gouverneur de Kemerovo, Monsieur Dmitri Islamov relève, lui, que l’important n’est pas « l’existence » du yéti dans la région mais que les touristes venant en Choria montagneuse — dans la chaîne de l’Altaï- profitent « du caractère unique de la nature dans la région ».

La région de Kemerovo cherche à développer le tourisme et organise régulièrement des évènements autour du légendaire yéti, notamment des expéditions médiatisées. L’ancien champion du monde de boxe poids lourds WBA, le géant russe Nikolaï Valuev, a participé à l’une d’entre elles en septembre.

 © AFP 2011

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Homme de Néanderthal est toujours vivant de Bernard Heuvelmans,, avec des Notes additionnelles de Jean-Jacques Barloy, éditions l’œil du Sphynx

Selon Beranrd Heuvelmans La cryptozoologie  est : « L’étude scientifique des animaux cachés, c’est-à-dire des formes animales encore inconnues, au sujet desquelles on possède seulement des preuves testimoniales et circonstancielles, ou des preuves matérielles jugées insuffisantes par certains ». A la fin de 1968, Bernard Heuvelmans se trouve, aux Etats-Unis, en face de la dépouille congelée d’un homme qui n’est pas vraiment de notre espèce, un homme velu aux proportions étonnantes. Et cet homme est un être récent, qui a, semble-t-il, été tué par balles. Une fantastique aventure scientifique, policière et politique commence. Une aventure qui prend tout sons sens si l’on considère les travaux de l’historien russe Boris Porchnev, selon lequel les hommes de Néanderthal survivent à travers l’Asie, du Caucase au Vietnam, en passant par le Pamir et la Mongolie. Avec cette affaire de l’homme congelé, dit l’homme pongoïde, la cryptozoologie atteint son point culminant et a prouvé que de fantastiques découvertes étaient toujours possibles.

Bernard Heuvelmans