CONSCIENCE DE RUINES

 

Denis Diderot aimait les ruines
Les antiques, les peintes et les imaginaires
Les « capricci »
Et le peintre Hubert Robert
– Qu’il est vieux ce monde ! Je marche entre deux éternités –

Au XVIIIe siècle, les philosophes aimaient les ruines
Les antiques, les peintes et les imaginaires
Les « capricci »
Les peintres aimaient les ruines
Les antiques, les « capricci », les imaginaires

Je connais bien le XVIIIe siècle que je n’ai pas connu
J’aime les ruines et il est possible que
Nous aimions les ruines
Les antiques, les peintes et les imaginaires
Les « capricci »
Nous aimons aussi peut-être le XVIIIe siècle
Et je visite Denis Diderot
Et je vis parfois / souvent au XVIIIe siècle
Et ne suis guère philosophe
Qu’est-ce que un philosophe ?

« Les idées que les ruines réveillent en moi sont grandes. Tout s’anéantit, tout périt, tout passe. Il n’y a que le monde qui reste. Il n’y a que le temps qui dure. »
Ecrit Diderot dans Salon de 1767
Il parle de peinture
de celle de Hubert Robert

Nous aimons
Nous y sommes
Qu’importe le siècle
« solitude et au silence »

Et Georg Christoph Lichtenberg
XVIIIe siècle, et philosphe
de nous le rappeler
« Efforce toi de ne pas
être de ton temps. »

Aimons
Qu’importe
Capriccio
La ruine

*

Et une pensée à travers les siècles et les ruines, à Victor Hugo, Stendhal, Lamartine ou Marcel Proust, amateurs d’arcades éphémères & obscures.

 

Peinture de Hubert Robert, Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines