COMME UN BAL DE FANTÔMES

Donc, un jour, Éric Poindron a entrepris de rassembler ses fantômes à lui, c’est-àdire sa petite humanité intérieure [… ]  qui sont autant de cartes postales mémorielles et sensibles où l’amitié, l’amour, la passion, l’ironie, la tendresse et l’effronterie tissent de savoureux égarements et des rencontres inattendues.

© Gilles Grandpierre pour L’Union

POÈTE TOI-MEME !

L’assassinat de la poésie est commis sans conscience
mais en conscience
par les tristes crapules qui la décortiquent
à la vilaine manière d’une autopsie.

La poésie n’est pas un système de pensée
La poésie est une science inexacte

La poésie est une princesse
Le poète est un manouche

Le poète cherche la langue
Le poésie parle toutes les langues

La poésie gronde
Le poète funambule

La poésie est une neige blanche
Le poète est une pie noire

La poésie raconte les enfants qui jouent
Le poète est un enfant qui joue

La poésie croit à l’insolence
Le poète est insolent

La poésie n’a pas de prix
le poète offre la poésie

La poésie irise le cosmos
Le poète croit que la lune existe

Le poète est un souffle
La poésie
Une oscillation
Entre un sens
Et un son

 

807

Aussi incroyable que ça paraisse, le « Dulcis inexpertis » de François Régulus-Deslunes (éditions Le nouvel Esculape) comporte exactement 807 pages !

53 300 000, c’est le nombre d’occurrences trouvées en tapant « 807 » sur le plus célèbre des moteurs de recherches (le 10/11/2009 à 19 h 06).

208 000 000, c’est le nombre d’occurrences trouvées en tapant « 807 » sur le plus célèbre des moteurs de recherches (le 19/07/2017 à 12 h 05).

La route nationale 807 ou RN 807 était une route nationale française reliant Pontaubault à Pré-en-Pail.

 

COMME UN BAL DE FANTÔMES

 

« Voilà un délicieux bouquin propre à accompagner bien des déambulations immobiles. Celles qu’on prend plaisir à faire l’été, à l’ombre d’un platane ou d’un micocoulier.
Eric Poindron nous livre, avec Comme un bal de fantômes, une géniale prodigalité de petits textes poétiques évoquant, tour à tour, des souvenirs (de lectures, de voyages, de rencontres), impressions (sur la nature et ses mille et un émerveillements), sans oublier de pointer quelques auteur d’un panthéon si personnel qu’il touche à l’universel.
On saute d’une enfance au presbytère à Gérard de Nerval et Monsieur Jarry. On se délecte de  » faire la roue » et des mots doux pour les « vélodidactes ».
« Je déteste les tricheurs, la mauvaise foi et les sujets journalistiques qui reviennent chaque année à la même époque ».
Dans le métier de pisse-copie, on cause alors de marroniers.
On peut aussi lire cette exquise esquisse littéraire à l’ombre d’un marronier. Parole. »

Comme un bal de fantômes, Éric Poindron, Le Castor Astral éditeur, collection « Curiosa & cætera »

© Fréderic Mayet pour Le Midi Libre