VOYAGE DANS LES CÉVENNES AVEC STEVENSON

France Culture – La Compagnie des auteurs animé par Matthieu Garrigou-Lagrange

Dernier voyage dans l’univers de Robert Louis Stevenson (1850-1894), le pionnier des écrivains voyageurs, pour une randonnée narrative au cœur de la faune et la flore des Cévennes, parfois inquiétante, parfois noire comme son roman Olalla, conte gothique dans une Espagne fantastique du 19ème siècle.

En première partie, nous voyageons dans les Cévennes, sur les traces du roman Voyage avec un âne dans les Cévennes, premier récit de voyage de R.L. Stevenson publié en 1879, qui l’initiera à la marche et qui fera date au point de devenir une randonnée célèbre, intitulé Le Chemin de Stevenson avec Eric Poindron, écrivain, auteur de Belles étoiles, avec Stevenson dans les Cévennes, Flammarion (2001), il vient d’étirer et d’écrire la préface de l’ouvrage 76 Clochards célestes ou presque aux éditions Le Castor Astral, collection « Curiosa & Caetera ».

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Et en deuxième partie, analyse du texte court Olalla écrit en 1885 par R.L. Stevenson avec Alain Jumeau, Professeur émérite de littérature à l’Université de Paris-Sorbonne, spécialiste du roman britannique au XIXème siècle, il vient de traduire et préfacer Olalla, Olalla de R.L. Stevenson dans la collection Folio/bilingue chez Gallimard.

Intervenants
Éric Poindron : Ecrivain éditeur et critique littéraire
Alain Jumeau : Alain Jumeau, professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste de la civilisation victorienne.

Pour écouter l’émission, on clique ICI

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BOHUMIL HRABAL, LE GRAND HOMME

 

Demain, nous célébrerons, dans l’allégresse et l’irrévérence, la mort de Bohumil Hrabal, le grand homme, le malin, l’homme libre, le prince.
Amen
 
Oui
élevons des monuments
aux astronomes
aux créateurs
aux fantaisistes
aux poètes
qui
détachés de l’utile et de l’immédiat
agrandissent l’univers
et célèbrent le charme
et l’idéal
des mondes inconnus
 
« Mon véritable père, c’est mon oncle Pépine. Il était tout le temps à nous raconter ses histoires. Il était obsédé ; il les reprenait sans cesse, et sans cesse nous nous tordions de rire. Ceux qui ont eu la chance de connaître ma muse, mon oncle Pépine, peuvent parler de sa puissance de conteur et de la magie poétique qui assaillait les cafés et leurs belles jeunes filles quand l’oncle Pépine était là, ou quand il parlait, comme ne le font que les poètes ou les prophètes dans les rues, avec ses concitoyens. J’ai commencé à écrire parce que m’est revenu en torrent tout ce que j’avais entendu à la brasserie, les histoires de l’oncle Pépine, qui m’étaient entrées dans le sang. » Bohumil Hrabal
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ANACHORÈTE

Semaine – à venir, et ce dès demain – « sibarytique », mais néanmoins érémitique & anachorètique.
Sera par conséquent aux abonnés absents.

Ni réponses, ni téléphone. Pigeons voyageurs, à débattre.

« Ma proscription est bonne et j’en remercie la destinée ». Victor Hugo à David d’Angers, 16 avril

∆  .ɹnǝuuoɥ ʇsǝ uoıʇdıɹɔsoɹd ǝnb sıɐs ǝɾ sıɐɯ `ǝɔuɐɹɟɟnos ʇsǝ uoıʇdıɹɔsoɹd ıs sɐd sıɐs ǝu ǝɾ `ıɔ-sdɯǝʇ sǝɔ uƎ  Ω

 

adieu

NUIT NOIR ET BLANCHE

— Mon cher Gérard, je peux vous appeler Gérard ?
Vous lisez trop, vous écrivez trop, vous voyagez mal. Vous nourrissez votre esprit de vieilles chansons et de croyances bizares.
Et Nerval, car c’était lui, de répondre : « Il y avait de quoi là faire un poète et je ne suis qu’un rêveur de prose. »
Gérard de Nerval, † 26 janvier 1855 (- 18 ou 19°c),
Rue de la vieille lanterne, Paris.

∆ « ˙sǝʌêɹ sǝɯ ɹǝıɟıɹéʌ ɹnod ıɐǝƃɐʎoʌ ǝɾ » Ω

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TEMPUS SURGIT

 

Ah le joli mot voyageur
voyageur
qui est à lui seul
un voyage
et un poème

Ah, ce brave et co-frère
Gérard Nerval
illuminé parmi Les Illuminés

Lanterne flamboyante et sourde malgré la nuit blanche et noire
A la jolie Manière de Cyrano de la Lune qui sait mieux que personne,
que pour trouver le juste chemin
il suffit d’emprunter celui
des nuages…
« Tempus fugit »
Tempus surgit

« Dédale et son fils, après avoir bâti le labyrinthe, s’ennuyèrent dans l’île de Crète, dont le roi voulait les retenir, et, se voyant séparés par la mer de la Sicile, leur pays natal, se dirent : « La terre et les ondes s’opposent à notre passage… mais le ciel est ouvert : nous irons par ce chemin ! »

Est-ce bien là l’origine véritable de l’aérostation ?… »

Et c’est peut-être pourquoi
Le poète chancelant et enténébré vit en un petit bout de corde
l’échelle fragile qui le mènerait
Là-haut tout tout là-bas
A l’instant où l’on vérifie ses derniers
rêves

Voyage autour
au bout
de ma chanvre

 
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