CURIOSA & CAETERA

 

« Votre cabinet de curiosités est bien dans l’esprit d’Outre-rêve et vous contribuez ainsi à dissoudre le grave et le farfelu dans la POÉSIE ! »
Élisa R., lectrice
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AUX ÉDITIONS LE RÉALGAR

 

 

Lettre ouverte aux fantômes… d’Eric Poindron

Aucun amateur de fiction ne résiste aux fantômes. Ils sont là, qu’ils existent ou n’existent pas. C’est cette idée – cette évidence – qu’Eric Poindron développe dans sa lettre ouverte.

Le long titre de son texte expose exactement son projet : les fantômes croisés ici sont familiers (les siens, les nôtres), universels (les leurs) et peut-être imaginaires (leurres). C’est sans doute dans l’Angleterre victorienne qu’ils se sont le plus évidemment manifestés, et notamment en littérature. Fantômes chez Chesterton, chez Lewis Caroll, et aussi chez Dickens, qui fait naître son David Copperfield un vendredi soir.

« Vu le jour et l’heure de ma naissance, la garde de ma mère et quelques commères du voisinage […] déclarèrent : 1° que j’étais destiné à être malheureux dans cette vie ; 2° que j’aurai le privilège de voir des fantômes et des esprits. Tout enfant de l’un ou l’autre sexe assez malheureux pour naître un vendredi soir vers minuit possédait invariablement, disaient-elles, ce double don. »

Les fantômes de Poindron sont cocasses et réfléchis, ils apparaissent parfois contre leur volonté et ne veulent pas déranger. Faut-il avoir peur d’eux ? A-t-on jamais pensé qu’eux aussi, sans doute, avaient peur de nous ? Si les histoires de fantômes effraient, que font aux fantômes les histoires de vivants ?

Eric Poindron ne cherche pas à convaincre de l’existence des fantômes. En excellent connaisseur du terrain de l’imaginaire et de la fantaisie, en amateur éclairé des choses obscures, et en ami complice de son lecteur, il convoque Nerval le poète, John B. Frogg le détective de l’occulte et Harry Kellar le magicien.

La lettre ouverte de Poindron est autant un savoureux exercice de style qu’une invitation à découvrir ou redécouvrir des auteurs hantés par le thème.

Eric Poindron, Lettre ouverte aux fantômes, les miens, les vôtres & peut-être les leur(re)s, éd. Le Réalgar, avril 2017, 24 pages.

RHINOCÉROS & PRIVAT-DOCENT

 

Le rhinocéros qui se prenait pour Nikola Tesla.
 
Comme il est étrange
A me fixer ainsi
depuis de long mois
le rhinocéros empaillé.
 
Il est là
sur ma table de travail
a m’observer
sans broncher
quand il ne fixe pas l’horizon
 
Sa vue m’ennuie
puisqu’il me bouche
la vue.
Pourtant je le conserve à mes côtés
afin de comprendre
ce qui se cache dans la tête
du rhinocéros.
 
Je veux penser comme un rhinocéros
 
Car j’écris à présent
la correspondance
entre un privat-docent & un rhinocéros.
 
Du premier je me méfie
Le privat-docent est un drôle d’animal
Je n’ai confiance qu’en le rhinocéros
qui est un humain comme les autres
ni mieux ni moins
Sacré bonhomme quand-même
Ce rhinocéros
 
Et n’oublions jamais que « comme tout bon philosophe qui se respecte, il considérait le monde comme un zoo à part entière, avec des cages, des heures de repas, des reproductions programmées et des docents sérieux ; et il avait la sagesse de savoir qu’il en faisait partie. »*
 
* Peter S. Beagle, Le Rhinocéros qui citait Nietzsche

LA POÉSIE / PASSE A TON VOISIN / LA POESIE

 

AVIS DE GROS TEMPS… DE POÉSIE !

L’ami Michel Fievet est enseignant en primaire. Il partage tous les jours de la poésie avec ses élèves.
« Nous en écrivons à partir de vers de poètes que je leur fais découvrir. »
Chaque semaine, le mercredi et le dimanche, il envoie par courriel une poésie aux « amis » facebook, amis, poète(sse)s et autres, les amateurs, les sensibles, « les enfants et les raffinés » comme l’écrivait Max Jacob.
« Ce sont des poésies découvertes lors de mes lectures. Plutôt contemporaines. » Il serait vraiment très heureux de partager cela avec vous. Pour cela Michel a seulement besoin de votre mail.

Donc, vous écrivez directement à Michel – sur fecebook, par exemple – ou vous m’envoyez votre mel en message et je transmets à Michel l’inspiré.

LA POÉSIE, PASSE – LA – À TON VOISIN. ET TOC !

 

© Photographie de l’ami éditeur & poète Dimitri Vazemsky.