PLOUF !

 

Vous reprendrez bien
Quelques goutte de pluie fine,
proposa le collectionneur
de saisons insolites
et plans d’eau incongrus
(…)
Et le collectionneur délicat d’ajouter :
« Ce qui mérite surtout une grande attention
c’est l’endroit où l’on se jette ainsi ;
Il ne peut jamais y avoir trop d’eau
souvent il n’y en a pas assez
Encore encore
Plouf »

 

COQUILLAGE

 

Il avait perdu la vue
comme d’autre la raison ou le Nord
Tourmenté inquiet
Il avait tâtonné
exalté aveugle
Pour finir par mettre la main
en echo
sur des regards

Comme lorsqu’il était enfant
Et qu’il approchait l’oreille des coquillages
Et quand il s’approcha du coquillage
Il n’entendit pas
Mais il « vit » la mer

ll faut savoir quelquefois
encore
s’allonger sur le sable
auprès de l’océan
apposer son oreille contre les eaux
et les écumes
afin d’entendre
le chant du coquillage

 

SOIRÉE « LES INATTENDUS »

 

 

VENDREDI 12 MAI À 19 HEURES

LE CASTOR ASTRAL a le plaisir de vous inviter à
LA LIBRAIRE L’ÉCUME DES PAGES

afin de participer à la discussion animée par Eric Poindron & Jean-Yves Reuzeau pour le trentième anniversaire de la collection « Les inattendus »

Découvrez les secret de la collection, de la naissance du projet à la parution du livre, les recherches, les textes, les secrets de fabrication.

SEREZ-VOUS DES NÔTRES ?

L’Écume des pages, 174 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.

SEREZ VOUS DES NÔTRES ?

FESTIVAL QUARTIER DU LIVRE – LE Ve ARRODISSEMENT FÊTE LE LIVRE
 
BALLADE LITTÉRAIRE SAMEDI 20 MAI
 

14 h : Parcours littéraire  « Pas-à-pas littéraire, promenade, marelle dans la mémoire et anecdotes », organisé par Éric Poindron.

Départ devant l’Hôtel des Grands Hommes, 17, place du Panthéon.
Réservation obligatoire à coqalane@wanadoo.fr
SEREZ VOUS DES NÔTRES ?

DES JOURS ET DES SEMELLES

Pour les amis Franc Nichele, auteur de L’Été sans fin  & Jean-luc Marty l’éveilleur des confins
 
A voguer sur les nuages argentés
A collectionner les larges mers du Sud
« Quand tu entendras, à l’heure de minuit, une troupe invisible passer avec des musiques exquises et des voix, ne pleure pas vraiment la fortune qui déserte enfin , tes œuvres échouées, tes projets qui tous furent illusoires. Comme un homme courageux qui serait prêt depuis longtemps, salue Alexandrie qui s’en va ».
C’est Constantin Cafavy qui confie et je recopie.
Installé en terrasse au café Del Popolo
Ou à L’Ancre de lune à Papeete
A observer les pêcheurs aussi
et les sourires en sommeil sous les ombrelles
C’est mon dernier jour
Demain sur l’Adriatic Boat
Drôle de nom
A grandes enjambées
Géographies sentimentales et sentinelles
Et ocres
 
Danser sur les eaux à la diable les soirs de Vauvert
Passe les jours et les semelles
Quand le vent souffle large
Imaginer les mouchoirs qui s’agitent
En gageant que les souvenirs
Tiendront le coup
Ligne de crête / Ligne de fuite
Se souvenir c’est inventer un autre rythme
Naviguer pour mieux chahuter les rêves


 
Comme l’image lumineuse & bénie du bonheur
Le port de Papeete par Paul-Isaac Nordmann, découverte chez l’ami Stephan Thiéblemont
 chercheur de trésors.
 
N. B. L’Été sans fin, de Franc Nichele, Le Castor Astral, Le Castor Astral
Michel Brume a-t-il jamais existé ? Franc Nichele ne se cache-t-il pas derrière cette doublure pour parler plus librement de lui-même ? Les cinquante et un poèmes constituant le corps principal du recueil forment un récit chronologique ponctué par les voyages, les rencontres féminines, les inaboutissements de l’auteur énigmatique de L’Été sans fin. Titre faisant référence à la vie éternellement ensoleillée des surfeurs (Endless Summer). Le commentaire de Franc Nichele éclaire la vie et la personnalité du poète (un Michel Brume portant le masque de l’écrivain), à la manière d’un journal intime ou d’une autobiographie romancée. Le « roman » d’une vie s’écrit au fil des poèmes.
 
« Il m’est apparu intéressant, à travers ce jeu de doubles, de retrouver la généalogie d’un poème, de le rendre accessible, le reliant à une réalité tangible, pour tout dire “corporelle”, sensuelle. Ainsi puis-je faire passer un récit autobiographique pour de la fiction. Ou bien l’inverse. Je ne sais si cette approche est une démarche novatrice… quoi qu’il en soit, Michel Brume meurt à la fin d’une crise cardiaque dans le hall d’un hôtel – et Franc Nichele cesse d’écrire. »
 
Un coeur portuaire, Jean-Luc Jean-Luc Marty, éditions Julliard.
Dans Un coeur portuaire, récit poétique d’une rare intensité, entre Le Quart de Nikos Kavvadias et Le Marin à l’ancre de notre regretté camarde Bernard Giraudeau, Jean-Luc Marty explore une géographie intime, à la recherche de l’Autre et d’un monde à réinventer.
Avec ce livre aux allures d’autobiographie poétique, Jean-Luc Marty retrace le voyage intérieur qui l’a conduit au plus intime de son être, là ou prennent naissance les pulsations du coeur et le mouvement du corps. Ayant longtemps vécu à Lorient, Jean-Luc Marty s’est toujours senti proche de son univers portuaire. Un port avec ses quais ou l’on se tient debout face à la mer, prêt au départ ou à l’accueil. Autrefois, il fallait partir pour rencontrer les autres, aujourd’hui, ils sont ici, parmi nous, multiples et singuliers. On peut les affronter, les combattre, les bannir ou tenter l’ouverture, la curiosité, l’échange. Les deux mouvements sont possibles : la guerre ou la danse. Jean-Luc Marty a choisi. Il le dit, il l’écrit, il le chante dans ces textes inspirés ou s’exprime sa connaissance profonde et charnelle de l’extraordinaire et magnifique diversité des êtres et des peuples.
Auteur de la préface de ce recueil, l’écrivain Gilles Lapouge voit en Jean-Luc Marty un « homme dansant et amoureux du flou (…) cherchant l’aventure dans la banlieue des phrases (…) à travers une parole forte, tragique, urgente (…) des cascades d’images, de la beauté, de la poésie, en somme. »
 
Depuis La Dépression des Açores, en 2001, Rumba, en 2008, et Un cœur portuaire, en 2012, Jean-Luc Marty écrit le mouvement des hommes, l’inquiétude de ce début de siècle, la difficile rencontre de l’histoire et de la géographie.