UNE SOIRÉE « CURIOSA & CÆTERA » AVEC ERIC POINDRON

A l’occasion des quarante ans du Castor Astral éditeur…

Curiosa

UNE SOIRÉE « CURIOSA & CÆTERA » AVEC ERIC POINDRON

jeudi 19 février
Animée par François Bétremieux

Avec la réjouissante présence de Sapho qui nous parlera de « La Chambre turque » roman à paraître en mars.

Etre éditeur pourquoi ? Coulisse & secret d’une collection littéraire & inclassable (Jean-Marie Gourio, Cagnat, Sapho, Rodolphe Trouilleux, Frédéric Clément, Claude Seignolle, Jean-michel Ribes, etc.)

Curiosités, surprises et des cadeaux pour les amis car à minuit, nous fêterons l’anniversaire de votre serviteur.

L’entretien : http://zone-critique.com/2013/11/16/entretien-eric-poindron/

Le CASTOR ASTRAL
40 ans d’édition
1 000 titres
400 auteurs
1 prix Nobel
Littérature, musique et fantaisie
chez un drôle d’animal aussi curieux qu’indépendant

Serez-vous des nôtres ?

Les places étant comptées, et afin d’organiser au mieux le buffet qui ponctue la soirée,
MERCI DE NOUS RÉPONDRE AU PLUS VITE.
Renseignements : coqalane@wanadoo.fr ou facebook (Eric Poindron) ou 06 33 09 70 03

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LA PREMIÈRE PHRASE DU LIVRE DU JOUR

« Sans remonter bien loin dans l’histoire, nous sommes forcés de reconnaître que la première croisière organisée sur une grande échelle fut celle qu’entrepris notre ancêtre, Noé. »

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On cherche, on se questionne, on essaie de se souvenir, on demande un indice et, bien sûr, on oublie pour un temps les moteurs de recherche…
Alors ? A vos marque (pages) les Sherlock ?

N. B. La photo est à chaque fois un indice ; ou presque.
Une fois la réponse trouvée, rien ne vous empêche de citer des livres sur le même thème, dans le même esprit, d’apporter des documents, illustrations, photos ou liens.

L’ambition modeste de cette page étant de donner à lire, découvrir, voyager un peu plus loin, échanger, converser, apprendre, car, comme l’écrivait Jacques Cazotte : « J’irai partout où me porteront la curiosité, ou la fantaisie. »

N. B. encore. Les amis, on peut, sans se gêner, me proposer des premières phrases en mp.

BATELIERS DE LA VOLGA

Эй, ухнем
Эй, ухнем!
Ещё разик, ещё да раз!
Разовьём мы берёзу,
Разовьём мы кудряву!
Ай-да, да ай-да, ай-да, да ай-да,
Разовьём мы кудряву.

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Мы по бережку идём,
Песню солнышку поём.
Ай-да, да ай-да, ай-да, да ай-да,
Песню солнышку поём.
Эй, эй, тяни канат сильней!
Песню солнышку поём.
Эй, ухнем!
Эй, ухнем!

Ещё разик, ещё да раз!
Эх ты, Волга, мать-река,
Широка и глубока,

Ай-да, да ай-да, ай-да, да ай-да,
Волга, Волга, мать-река,

Ah ! que l’aube est triste au vieux haleur
Sous la bise qui lui fend le coeur
La corde crisse, les eaux gémissent
Barques au front pesant
Glissent dans le vent.
Hole tire, marche tire
La corde t’usera les mains et les bras
Hola tire, marche tire
De l’aube jusqu’au soir, tire sans espoir
Ah ! les rêves bleus qui m’ont bercés,
Ah ! jeunesse et fleurs du temps passé

Tire les chaînes, tire tes peines,
Adieu les jours enfuis
Tire sans merci.

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Oeuvre animée de Julien Douvier

LA PREMIÈRE PHRASE DU LIVRE DU JOUR… 

« Mon cher Vivian, ne vous cloîtrez donc pas tous le jour dans la bibliothèque. »

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On cherche, on se questionne, on essaie de se souvenir, on demande un indice et, bien sûr, on oublie pour un temps les moteurs de recherche…
Alors ? A vos marque (pages) les Sherlock ?

N. B. La photo est à chaque fois un indice ; ou presque.

Une fois la réponse trouvée, rien ne vous empêche de citer des livres sur le même thème, dans le même esprit, d’apporter des documents, illustrations, photos ou liens.

L’ambition modeste de cette page étant de donner à lire, découvrir, voyager un peu plus loin, échanger, converser, apprendre, car, comme l’écrivait Jacques Cazotte : « J’irai partout où me porteront la curiosité, ou la fantaisie. »

N. B. encore. Les amis, on peut, sans se gêner, me proposer des premières phrases en mp.

CROISSANT OU LUNE ?

Clair ou obscur ?

couleur ou Soulages ?

lune ou soleil ?

nu ou nuit ?

peinture ou femme ?

silence ou chuchotement ?

observer ou / et s’égarer

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Oeuvre de Abraham Janssens

On ne devrait pas être dans un musée plus d’une demi-heure. Mais chaque fois pour ne voir qu’un ouvrage. Umberto Eco

HONORÉ…

Chers Amis,

Nous avons perdu deux vieux et chers amis de quarante années, assassinés ce mercredi 7 funeste dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo.
L’un Michel Renaud, venu rendre des dessins à Cabu, « invité de la rédaction », son nom ne lui sera restitué qu’à la fin de la journée, l’autre, Philippe Honoré qu’on oublia dans la liste des dessinateurs tués (on l’oublie encore!) ce qui nous fit espérer qu’il avait échappé au massacre.
Philippe était un vrai ami, délicat, d’une modestie et subtilité aristocratique, que j’admirai dans son art, celui avec qui, à tout moment, même en son absence, on poursuit la conversation commencée il y a quarante ans sur le sens et l’éthique de notre métier de dessinateur et d’illustrateur. Philippe ne transigeait pas avec le dessin, fond et forme liés pour parvenir à l’essentiel, à l’instar des plus grands, des Daumier, Gavarni, des dessinateurs de l’Assiette au Beurre, les Grandjouan, Roubille, Jossot ou Hermann Paul ou plus tard des Frantz Mazerel ou Valloton dont il avait épousé la rigueur, la force et la puissance des noirs et blancs.
Pour lui le dessin n’était pas l’idée cocasse qui vient, la saillie saugrenue qu’on bâcle à toute vitesse, c’était un travail sur l’évidence, l’équilibre graphique des masses ou des traits, du soin dans les hachures et la justesse de l’expression, en cela Philippe était unique, privilégiant la lenteur, fidèle à son monde, sans souci de la mode et loin des clichés.
Un homme de culture aussi à l’érudition vaste aux aspects parfois incongrus, bon connaisseur du Surréalisme, plus Caillois que Breton, il flirtait avec l’Oulipo des contraintes imposées, nous avions avec Philippe et Jean Pierre Cliquet joué des décennies à des jeux oulipesques, De là sont nés ses rébus littéraires mensuels dans Lire, il en avait fait des oeuvres d’art, chacun ayant son atmosphère, sa composition, son harmonie, son étrangeté magrittienne.
Il avait inventé cette forme de détournement des photos de presse devenues le temps d’une semaine des icônes, il les simplifiait jusqu’à parvenir à l’idée pure en noir et blanc, il y ajoutait une légende de son cru (admirablement calligraphiée) qui les désacralisait et les renvoyait à leur vacuité médiatique.
C’était un compagnon de dérive et de ballade malicieux et délicieux, sa voix légèrement chantante ( du sud-ouest) m’est encore présente, il racontait admirablement des anecdotes dont il avait été le témoin ou l’acteur, avec un humour tout britannique de retenue et de nègligence, on songeait à Vialatte ou à Tati, son quartier devenait un roman de Queneau avec des statues d’hommes imposants visités par les pigeons, de scientologues fumeux et inquiétants, de rencontres improbables avec les ombres du square des Batignoles…
Il avait l’amitié scrupuleuse, une intégrité rare sous ces latitudes. Il négligeait les modes graphiques, contre les facilités de la dérision bâclée,il avait gardé son style, il prenait son temps, celui de la réflexion et celui de l’exécution parfaite de ses dessins.
Il n’eut pas d’ordinateur, ce fut sa manière de se distancer de l’immédiateté de la communication émotionnelle, de l’urgence obligatoire, de la pensée-nimportequoi.
Les souvenirs affluent, je pourrais tant en dire. C’était un aristocrate du dessin.
Nous pensons surtout à Hélène, qu’il chérissait et dont il était extrêmement fier.
Nous pensons à son désarroi. Nous aimions beaucoup son père.

HONORE

De Michel Renaud, l’invité, venu par hasard rendre des dessins à Cabu, après la dernière édition des Carnets de voyage de Clermont dont il fut l’ardent et combatif créateur, tant de liens familiaux, amicaux, philosophiques nous unissaient depuis si longtemps. Il était lié à notre vie, aux enfants, à ses parents, à mes débuts de dessinateur, amis communs, souvenirs de vacances, les soirées passées à la maison, des discutions enfiévrées sur l’art, la politique, la sociologie, les voyages qui se terminaient très tard, nous avions un lit pour l’héberger, le retenir quand il venait à Paris; c’était une grande joie de partager le petit déjeuner avant qu’il ne parte à Clermont.
Il m’avait fait l’honneur de participer au jury des prix, nous avions pu alors, Ewa et moi, mesurer son talent d’organisateur, son affabilité, sa disponibilité, son sens de l’amitié, sa capacité à convaincre, son ouverture d’esprit pour toutes les aventures, les expériences graphiques, anthropologiques ou engagées.
C’était un homme de vaste culture à la curiosité toujours en éveil, un humaniste.
Nous pensons à Gala, à Vassilissa qu’il adorait et dont il s’émerveillait, rapportant ses propos, attentif à l’évolution de ses talents. Nous sommes avec elles dans leur peine et leur désarroi.
Chers amis, merci à tous de vos témoignages d’amitié, merci d’avoir lu ce qui, après le choc, tente de s’exprimer.

Daniel et Ewa MAJA

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DÉTECTIVES DE L’OCCULTE

En décembre 1938, Singleton et Trelawney goûtent un repos mérité sous le soleil de Hollywood, la capitale du septième art. Mais les vacances ne se déroulent pas comme prévu, et quand nos détectives tombent nez à nez au milieu de la nuit avec une créature semblant tout droit sortie d’un film d’épouvante avec Boris Karloff ou Bela Lugosi, c’est à se demander si la fiction n’est pas devenue réalité.

Vibrant hommage au cinéma d’avant-guerre, Hollywood Monstersnous plonge dans une Amérique à la fois lumineuse et cruelle, à l’heure où les « durs à cuir » apparaissent sur les écrans et où les politiques eugénistes sont appliquées avec une ardeur à faire froid dans le dos.

Et pour découvrir les univers de Fabrice Bourland, on clique ICI

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