NULLA DIES SINE LINEA *

 

Il suffit d’abord
d’oser écrire une ligne
puis une page
Et encore une autre
Alors l’écriture devient un rendez-vous
Une rencontre avec soi
que vous ne pouvez remettre
sans mauvaise conscience

« Nulla dies sine linea »
Comme l’écrit Pline
L’ancien & le sage

 

* Jamais un jour ans une ligne

LA GIRAFE EST LA MEILLEURE AMIE DE L’ÉCRIVAIN

RENCONTRE / CONFÉRENCE
<< La girafe est un drôle de zèbre. >>
Jeudi 21 février – Espace Andrée Chedid
Issy-les-Moulineaux
 
Viendrez-vous nombreux ?
 
Pourquoi partir à l’ombre d’une girafe sur les routes de France à pied en charrette à bras ou en rêverie ?
Entre la petite histoire et le grand dehors Éric Poindron célèbre avec allégresse les hommes d’esprit et l’esprit des lieux la camaraderie géographique et les jolis mots.
Nous digressons comme un marabout d’ficelle zigzaguons ad aeternam dans les souvenirs et les paysages à imaginer vivant en fantaisie aimant le chemin comme notre prochain.

GIRAFE TÉLÉGRAMME

 

 

« Éric, le délicieux poète à la girafe. »
Jean-Michel Ribes
« Très heureux de pouvoir cheminer à tes côté À L’OMBRE DE LA GIRAFE. dès le début tout me plaît.
Je me suis régalé de ta girafe ces derniers jours : quel petit grand livre simple et voyageur. »
Victor Pouchet 


ACCUMULATIONS & SPICILÈGES

 

Accumulation, Vanité & Fantômes ~
L’homme déclame dans le vide, et le temps ordonne le vent.
Didymus Chalcenterus – ou Didyme Didymus ou Didymos – , était natif d’Alexandrie (aux environs de – 60 avant J.-C.) et fils d’un vendeur de poissons salés, selon Sénèque.
Il composa, dit-on, jusqu’à trois mille cinq cents traités différents, et peut-être quatre mille. Demetrius de Troezène qualifia le polygraphe, le grammairien et l’essayiste forcené de « bibliolathe », à savoir possesseur de livres qu’il ne connait pas ; ou qui amasse les livres sans les lires, selon Jean-Baptiste Prudence Boissère – Dictionnaire analogique de la langue française, 1862.
Ses livres étaient en si grand nombre que lui-même les oubliait et en ignorait le contenu. C’est en tout cas l’accusation qu’on lui fit.
Tous ces livres sont aujourd’hui oubliés puisqu’aucun n’a résisté au passage du temps.
Au rayon << Didymus Chalcenterus >>, il n’existe que des livres fantômes.
Et des mots envolés dans le vent.
~
Spicilèges & repentir ~
« Repentir » : terme désignant une modification apportée à
une peinture. Le repentir implique un travail beaucoup
plus important que celui d’une simple retouche, car il
intervient généralement pour des raisons esthétiques ou
iconographiques.
Le repentir « spicilègique » pourrait être ce(s) petit(s)
rien(s)sans intérêt(s) ni logique(s) retrouvé(s) ; des
curiosités de poches, entre le compendium superflu et
le modèle réduit, le spicilège portatif, les miscellanées
légères & inutiles.
~
Votre jeune ami, dit Chamfort, ne connaît rien au
monde, il ne sait rien de rien.
– Oui, répondit Rivarol, et il est déjà aussi triste que s’il
savait tout. »


« L’OMBRE DE LA GIRAFE », SAUVAGEMENT TENDRE

 

 

« L’OMBRE DE LA GIRAFE », SAUVAGEMENT TENDRE.
LE PARISIEN, dimanche 12 août

Sur la plage, il n’y a pas que des pavés. Voici une sélection de sept livres brefs, romanesques, poétiques et même mathématiques, tous magiques.
Roman d’amour, autoportrait, essai sur la poésie des maths… Voici notre sélection de livres pas très épais à dévorer sur la plage

Il faut voir rencontré Éric Poindron pour comprendre que l’olibrius existe vraiment. Avant, on le croyait hologramme de la littérature et de la poésie, prince archidécalé d’un art de vivre aventureux-baroque, locataire d’univers aux décors improbables dans lequel il paraissait le produit de sa propre magie. Mais non, ce jouisseur de vie existe bel et bien et livre un nouvel ouvrage à la douceur sauvage, autoportrait aux éloignements salutaires, aux dépaysements tendres et colorés, sans lesquels nous ne goûterions pas de la même façon aux saveurs de la vie.

L’Ombre de la girafe , d’Éric Poindron, éd. Bleu autour, collection « Céladon »

© Pierre Vavasseur, LE PARISIEN, dimanche 12 août.